Trump à l’ONU : menace d’anéantir l’Iran et défend une politique fondée sur la puissance américaine…

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NEW YORK, mardi 22 septembre 2026 (RHINEWS)– Le président américain Donald Trump a défendu mardi, devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, une politique étrangère reposant sur l’usage de la puissance américaine, tout en menaçant d’« anéantir » la République islamique d’Iran si aucun accord n’était conclu pour mettre fin à la guerre entre Washington et Téhéran.

Dans un discours d’environ 37 minutes, Trump a présenté son action depuis son retour à la Maison-Blanche comme une réponse aux conflits et crises que, selon lui, ses prédécesseurs n’avaient pas réussi à résoudre. « Je ne crois pas qu’il faille laisser les problèmes s’envenimer. Ils deviennent seulement plus difficiles à résoudre. Alors que les autres ont parlé, j’ai agi », a-t-il déclaré.

La guerre avec l’Iran a constitué l’un des principaux axes de son intervention. Trump a affirmé que les États-Unis avaient empêché Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire et a laissé entendre qu’il envisageait deux options : parvenir à un accord permettant à l’Iran de se reconstruire ou poursuivre l’affrontement.

« J’ai une grande décision à prendre », a-t-il déclaré. « Un accord sera-t-il conclu avec l’Iran qui lui permettra de se reconstruire et de devenir un pays beaucoup plus grand qu’il ne l’a jamais été ? […] Ou est-ce que j’anéantis la République islamique, et rapidement ? »

Trump a toutefois affirmé croire à la possibilité d’un accord avec Téhéran, évoquant notamment une perspective après les élections américaines de mi-mandat prévues le 3 novembre. Plus tard dans la journée, il a indiqué à des journalistes que des responsables américains et iraniens avaient tenu une réunion de trois heures qu’il a qualifiée de « très bonne ».

Concernant la guerre en Ukraine, le président américain a déclaré que son administration travaillait avec les dirigeants russe et ukrainien et qu’un règlement pourrait intervenir rapidement. « Nous travaillons très étroitement avec les dirigeants de la Russie et de l’Ukraine, et nous allons régler cela », a-t-il affirmé, ajoutant que cela pourrait se produire « plus rapidement que les gens ne le pensent ».

Trump a également consacré une partie importante de son discours à l’intelligence artificielle. Il a rejeté les appels à une réglementation internationale plus stricte du secteur, affirmant que les États-Unis ne devaient pas freiner son développement. Il a annoncé que les documents du gouvernement américain utiliseraient désormais l’expression « super intelligence » plutôt qu’« intelligence artificielle ».

« Je ne vais pas étouffer la croissance de quelque chose qui sera plus important que la révolution industrielle », a-t-il déclaré. Il a néanmoins précisé que les autorités américaines pourraient intervenir si le secteur devait présenter des problèmes nécessitant une action des forces de l’ordre.

Le président américain a par ailleurs appelé les États membres de la Cour pénale internationale (CPI) à se retirer de cette institution, qu’il a vivement critiquée. Il a notamment dénoncé ce qu’il a qualifié d’institution « hors de contrôle » et d’organe hostile aux États-Unis.

La lutte contre les cartels de la drogue a également occupé une place importante dans son intervention. Trump a déclaré que les États-Unis renforçaient leur action dans l’hémisphère occidental et a comparé les cartels aux groupes jihadistes. « Comme l’État islamique, ils devraient être tués, exilés ou détenus comme combattants ennemis sans possibilité de libération », a-t-il déclaré.

À propos du Venezuela, Trump a présenté les actions de son administration comme une démonstration de la volonté américaine de défendre ses intérêts dans l’hémisphère occidental. « Si nécessaire, nous utiliserons notre puissance militaire inégalée pour garantir les intérêts nationaux vitaux des États-Unis », a-t-il déclaré.

Le président américain s’est également exprimé sur Cuba, qualifiant le pays d’État en faillite et affirmant que « la liberté viendra à Cuba ». Il a ajouté que « le communisme ne viendra jamais en Amérique, mais que la liberté viendra à Cuba ». Des membres de la délégation cubaine ont quitté la salle pendant son intervention.

Trump a par ailleurs accusé le Mexique d’être un épicentre de la violence liée aux cartels de la drogue. Il a plus largement défendu une présence américaine accrue en Amérique latine et dans les Caraïbes, dans le cadre de sa politique de lutte contre le trafic de drogue et les organisations criminelles.

S’agissant des Nations unies elles-mêmes, Donald Trump a affirmé que l’organisation disposait d’un « grand potentiel », tout en réclamant une réduction de sa bureaucratie et de ses dépenses. Il a également dénoncé ce qu’il a présenté comme l’influence de responsables « globalistes » et de programmes qu’il associe à la gauche.

« Les Nations unies ont un très grand potentiel. Je le dis depuis de nombreuses années. Mais elles doivent cesser d’imposer l’agenda de gauche des bureaucrates mondialistes que personne n’a élus », a-t-il déclaré.