Plus de 200 millions de dollars promis pour la force répression des gangs soutenue par l’ONU, dont 30 millions du Qatar…

Militaires etrangers...

NEW-YORK, jeudi 23 avril 2026 (RHINEWS)– La nouvelle force internationale de lutte contre les gangs en Haïti, appuyée par les Nations unies, a dépassé ses objectifs initiaux de financement, avec plus de 200 millions de dollars promis par une dizaine d’États, dont une contribution notable du Qatar.

Le Qatar a confirmé une contribution de 30 millions de dollars au fonds fiduciaire destiné à soutenir cette mission multinationale, dont 10 millions seront versés sur une période de trois ans.

Cette force, connue sous le nom de Gang Suppression Force (GSF), doit atteindre un effectif d’environ 5 500 policiers et militaires étrangers, chargés d’appuyer la Police nationale d’Haïti dans la lutte contre des groupes armés qui contrôlent une grande partie de la capitale.

Cette mission internationale succède à une précédente initiative dirigée par le Kenya, jugée insuffisamment financée et incapable de contenir l’expansion des gangs. “Elle est désormais structurée dans un cadre plus robuste validé par le Conseil de sécurité de l’ONU, avec un financement reposant sur des contributions volontaires d’États partenaires. 

La situation sécuritaire demeure particulièrement alarmante sur le terrain. Les gangs armés contrôlent plus de 70 % à 90 % de la région métropolitaine de Port-au-Prince, selon différentes estimations, multipliant enlèvements, extorsions et violences contre les civils.

Les données onusiennes indiquent que plus de 9 000 personnes ont été tuées en 2025, tandis que plus de 1,4 million d’habitants ont été déplacés, un niveau record, illustrant l’ampleur de la crise humanitaire.

Des responsables onusiens ont souligné que « les attentes restent élevées » quant à l’impact de cette nouvelle force, certains la considérant comme « un tournant potentiel » dans la lutte contre les gangs.

Toutefois, malgré ces engagements financiers, seule une partie des fonds promis a été effectivement décaissée à ce stade, et des défis subsistent quant à la mise en œuvre opérationnelle complète de la mission et à sa capacité à rétablir durablement la sécurité.