NEW-YORK, 2 octobre 2025 (RHINEWS) – Deux dossiers majeurs concernant les Amériques domineront l’agenda du Conseil de sécurité ce mois-ci, selon des sources diplomatiques onusiennes. Le Conseil s’attend à renouveler le régime de sanctions établi par la résolution 2653 sur Haïti, dont l’échéance arrive à terme le 18 octobre. Ce dispositif prévoit notamment des interdictions de voyager et un gel d’avoirs visant les chefs de gangs et leurs soutiens financiers.
En parallèle, les quinze membres du Conseil organiseront une séance d’information suivie de consultations consacrées à la situation en Haïti, marquée par une insécurité persistante et des violences imputées aux groupes criminels. Le Représentant spécial et Chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, doit y présenter son premier exposé depuis sa nomination.
Cette réunion intervient dans la foulée de l’adoption, le 30 septembre, de la résolution 2793, qui a transformé la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en une Force de Répression des Gangs (FRG), placée sous mandat robuste du Conseil. Selon le texte, la FRG est chargée de « neutraliser et désarmer les groupes criminels », de « rétablir la liberté de circulation des personnes et des biens » et de « sécuriser les infrastructures stratégiques », afin de créer les conditions nécessaires à un retour à la stabilité et à l’organisation d’élections crédibles.
La nouvelle structure, autorisée pour une période initiale de douze mois, dispose de pouvoirs étendus, notamment pour protéger les corridors humanitaires, appuyer la Police nationale d’Haïti et contribuer à la lutte contre le trafic d’armes. Le Conseil avait souligné que cette force devait agir « dans le plein respect des droits humains » et en coordination avec les autorités haïtiennes.
« Avec ce renouvellement du régime de sanctions et le déploiement de la Force de Répression des Gangs, le Conseil entend maintenir la pression sur les acteurs qui alimentent la violence et offrir un appui concret au peuple haïtien », a déclaré un diplomate onusien sous couvert d’anonymat.
La prochaine séance, au cours de laquelle Carlos Ruiz Massieu fera son premier rapport, sera scrutée de près par les États membres, alors que la situation humanitaire et sécuritaire en Haïti demeure, selon les termes mêmes de la résolution 2793, « l’une des plus graves crises de l’hémisphère occidental ».

