Journée internationale de lutte contre la corruption : l’OEA appelle à « agir ensemble » pour renforcer la démocratie et l’État de droit…

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WASHINGTON, mardi 9 décembre 2025 (RHINEWS)–

Ed Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) a appelé mardi les pays du continent à intensifier leur coopération contre la corruption, estimant que ce fléau « affaiblit les institutions démocratiques, érode l’état de droit et sape le développement économique et social ». Dans un message diffusé à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, il a affirmé : « Nous devons rester vigilants et agir ensemble. »

L’OEA rappelle avoir joué « un rôle pionnier » dans la construction d’un cadre multilatéral de lutte contre la corruption. L’organisation souligne qu’en 1996, elle a adopté la Convention interaméricaine contre la corruption, décrite comme « le premier instrument juridique international au monde sur cette question ». Selon le message, ce texte « a fixé une norme mondiale et démontré qu’aucun pays ne peut lutter seul contre la corruption ».

Le secrétaire général insiste sur la nécessité d’une réponse collective, déclarant que « la coopération est essentielle ». Il affirme que le partage d’expériences, le renforcement des institutions, ainsi que l’implication de la société civile et du secteur privé rendent les réponses « plus solides et plus inclusives ».

Dans son message, l’OEA met en avant le rôle du Mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la Convention interaméricaine contre la corruption (MESICIC), qualifié d’« outil clé ». Depuis 2002, ce mécanisme a « guidé examens et réformes dans la région », produisant « plus de 170 rapports nationaux » et contribuant à « plus de 2 200 réformes des lois, institutions et pratiques ».

L’organisation souligne que les travaux réalisés cette année ont permis de renforcer des législations liées au « refus de traitements fiscaux favorables », à la « corruption transnationale », à « l’enrichissement illicite », à « l’extradition » et au « secret bancaire ». Le message indique également que le Comité a avancé ses travaux sur « les données ouvertes, l’intelligence artificielle et la protection des lanceurs d’alerte », afin de fournir aux gouvernements « de meilleurs outils pour identifier les lacunes et renforcer la confiance du public ».

L’OEA reconnaît des progrès, mais avertit que « la lutte contre la corruption n’a pas de ligne d’arrivée ». Le secrétaire général affirme que l’organisation « continuera de soutenir ses États membres pour que les engagements se traduisent par de réels changements pour les citoyens ».

Le message conclut par un appel à poursuivre l’action collective : « Continuons à travailler ensemble pour construire une région juste, transparente et inclusive. »