Haïti / Transition : Défenseurs Plus dénonce l’exclusion des femmes et des jeunes du dialogue inter-haïtien…

Palais National/ image d'illustration

PORT-AU-PRINCE, jeudi 5 février 2026 (RHINEWS)- Le Collectif Défenseurs Plus, appelle, à un dialogue politique « réellement inclusif » dans le cadre de la transition en Haïti, dénonçant la marginalisation des femmes et des jeunes lors des récentes initiatives de concertation, à l’approche de l’échéance du 7 février 2026 marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT).

Dans une note de presse, le Collectif a pris acte de la tenue du « dialogue inter-haïtien » organisé du 1er au 3 février 2026 à l’hôtel Montana, à Port-au-Prince, tout en exprimant son « indignation » face à « l’absence quasi totale des jeunes et des femmes dans ces espaces de discussions ».

« L’inclusion n’est pas une option, mais une obligation légale et morale », a déclaré l’organisation, estimant que cette marginalisation constitue une violation de l’article 17.1 de la Constitution, qui prévoit un quota d’au moins 30 % de femmes à tous les niveaux de la vie nationale, ainsi qu’un manquement à l’article 31.1 garantissant la liberté d’association et la participation politique sans discrimination.

Selon Défenseurs Plus, l’exclusion de ces catégories transforme les espaces de concertation « en cercles fermés de l’élite politique, déconnectés des aspirations de la majorité de la population ». « On ne peut prétendre résoudre une crise multidimensionnelle en reproduisant les schémas d’exclusion qui en sont à l’origine », souligne le communiqué.

Face à l’urgence de stabiliser le pays et de restaurer l’ordre constitutionnel, l’organisation appelle les membres du CPT et les acteurs engagés dans les négociations à « intégrer immédiatement des représentantes des organisations de femmes et des leaders de jeunesse dans les commissions de négociation » et à garantir que tout organe de transition postérieur au 7 février respecte « scrupuleusement le quota de 30 % de femmes ».

Le Collectif exhorte également les acteurs politiques à orienter les discussions vers la création de conditions sécuritaires et techniques permettant l’organisation d’élections générales « libres, honnêtes et démocratiques ».

« La légitimité de la transition repose sur sa capacité à représenter la diversité de la nation haïtienne », a conclu Défenseurs Plus, affirmant qu’il resterait « vigilant » quant au respect des droits civils et politiques dans le processus de transition.