Haïti- politique : le parti Fusion exclut toute prolongation du CPT et appelle à une solution institutionnelle conforme à la Constitution…

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PORT-AU-PRINCE, jeudi 5 février 2026 (RHINEWS)- À trois jours de la fin annoncée du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH/FUSION) a réaffirmé que « le mandat du CPT prend fin le 7 février 2026 » et qu’« aucune prolongation n’est juridiquement possible », invoquant les articles 12.1 et 13 de l’Accord du 3 avril 2024  .

Dans une note intitulée « L’ultime appel », le parti rappelle que tous les membres du CPT ont prêté serment de respecter cet accord et estime que « toute tentative de prolongation constituerait donc un parjure politique et institutionnel »  .

Le PFSDH/FUSION souligne avoir alerté dès mai 2025 sur l’absence de conditions permettant une transmission du pouvoir à des autorités élues à l’échéance du 7 février. Le parti jugeait alors « irresponsable d’attendre la veille du 7 février pour reconnaître l’évidence : il n’existera aucun élu légitime à qui transmettre le pouvoir le 7 février 2026 », évoquant des projets d’élections « irréalistes » organisées dans des zones limitées du territoire national  .

À quelques jours de l’échéance, le constat dressé par Fusion est sévère. Le pays serait plongé dans « la confusion », marqué par « des initiatives précipitées » et des concertations jugées opportunistes, tandis que « le pays semble suspendu à l’attente d’un miracle »  .

Face à cette situation, le parti réaffirme que « le salut d’Haïti passe par un dialogue politique responsable, sincère et dirigé par des Haïtiens »  . Il estime que, le 7 février, « le CPT quittera la Villa d’accueil », tandis que le gouvernement restera chargé d’« expédier les affaires courantes », soulignant que « l’État, malgré tout, continuera d’exister »  .

Le PFSDH/FUSION maintient que la seule issue viable repose sur une solution institutionnelle respectueuse de l’esprit de la Constitution. À ce titre, il préconise notamment « la mise en place d’une transition politique dirigée par la Cour de cassation », la formation d’« un gouvernement de consensus national, inclusif » et le rétablissement d’un environnement sécuritaire permettant l’organisation « d’élections honnêtes, crédibles et inclusives »  .

Le parti lance « un appel à toutes les forces politiques, sociales et économiques » afin qu’elles s’engagent dans « une véritable démarche de consensus national », estimant que l’avenir du pays dépend de la capacité des Haïtiens à se rassembler autour « d’un projet républicain commun, respectueux de la Constitution, de la démocratie et de la dignité du peuple haïtien »  .