WASHINGTON, mercredi 4 février 2026 (RHINEWS)- Les participants à une réunion consultative sur Haïti, tenue le 2 février 2026, ont réaffirmé leur engagement à soutenir le peuple haïtien « à un moment de profonde incertitude, mais aussi d’opportunité pour un avenir meilleur », selon un communiqué publié mardi par le Secrétariat général de l’Organisation des États américains (OEA).
La déclaration est cosignée par le Secrétariat général de l’OEA, des ministres de la Caricom, le Groupe de personnalités éminentes (EPG), le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), ainsi que le Canada et les États-Unis.
Les signataires soulignent que « la mise en place d’une gouvernance prévisible, efficace et stable, le rétablissement de la sécurité publique et la mise en œuvre d’une gouvernance démocratique à travers des élections libres et équitables sont indispensables pour apporter la paix et la prospérité au peuple haïtien ». Ils estiment également que ces conditions sont nécessaires pour « assurer l’appui politique, technique et financier international et régional requis ».
Le communiqué intervient alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive à échéance le 7 février 2026. Les participants rappellent que, dans de larges portions du territoire, la population « vit depuis longtemps dans des conditions très difficiles, marquées par l’insécurité et le manque de services de base ».
Ils notent par ailleurs que l’électorat haïtien « n’a pas été en mesure, depuis trop longtemps, d’exercer son droit fondamental d’élire un président et un Parlement constitutionnellement reconnus à l’issue d’élections nationales libres, équitables et crédibles ».
La déclaration met aussi en avant l’impact des groupes armés, indiquant que « les actions des gangs organisés ont des effets sévères, profonds et durables sur le bien-être social et économique du peuple haïtien, ainsi que sur la gouvernance effective, la vie et l’avenir du pays ».
Selon les signataires, « la stabilisation de la situation sécuritaire en Haïti est d’une importance capitale » et constitue une condition essentielle pour l’organisation des élections nationales, la fourniture de l’aide humanitaire et la reconstruction des structures économiques et sociales. Ils insistent également sur « l’importance primordiale de la mise en œuvre de la résolution 2793 du Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier le déploiement en temps voulu de la Force de répression des gangs, afin d’améliorer durablement l’insécurité liée aux gangs en Haïti ».
Enfin, le communiqué réaffirme que « une solution dirigée et portée par les Haïtiens est cruciale ». Les signataires « appellent l’ensemble des parties prenantes à agir dans l’intérêt de la paix et de la stabilité, et pour le bien-être du peuple haïtien ».

