Haïti : le CPT met fin aux fonctions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé…

Alix Didier Fiks-Aimé, ex- PM…

PORT-AU-PRINCE, jeudi 22 janvier 2026 (RHINEWS) – Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a décidé de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à l’issue d’un vote tenu par ses membres. Cinq des sept conseillers-présidents disposant du droit de vote ont approuvé une résolution actant son limogeage.

Interrogé par RHINEWS, un membre du CPT, ayant requis l’anonymat, a indiqué que cette décision s’inscrit dans la recherche d’une issue à la crise politique. Selon lui, la démarche bénéficie également du soutien de la majorité des participants au dialogue politique initié par le Conseil présidentiel de transition.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Alfred Gils Métellus a été nommé Premier Ministre par intérim. L’arrêté de nomination devrait être rendu public incessamment, a confié le conseiller-président.

Le renvoi d’Alix Didier Fils-Aimé intervient dans un contexte de fortes tensions, malgré les pressions et mises en garde exprimées par l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince à l’encontre du CPT.

Dans un message publié mercredi, la représentation diplomatique américaine a rappelé que « l’objectif des États-Unis pour Haïti demeure l’instauration d’un niveau minimal de sécurité et de stabilité ». Washington estime que toute initiative du Conseil présidentiel de transition, qualifié de « non élu », visant à modifier la composition de l’exécutif à ce stade du processus compromettrait directement cet objectif.

« Toute tentative de modification de la composition du gouvernement par le Conseil présidentiel de transition, non élu, à ce stade avancé de son mandat, serait considérée par les États-Unis comme une manœuvre visant à saper cet objectif et, de ce fait, serait nulle et non avenue », souligne le communiqué.

L’ambassade américaine avertit également que les soutiens à une telle démarche pourraient être considérés comme des acteurs de déstabilisation. « Les États-Unis considéreraient que toute personne soutenant une telle initiative déstabilisatrice, favorable aux gangs, agirait à l’encontre des intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien », précise le message, ajoutant que Washington « prendra les mesures qui s’imposent en conséquence ».