PORT-AU-PRINCE, vendredi 9 octobre 2026 (RHINEWS)– Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et Mark Lambrides, directeur du Département du développement durable de l’Organisation des États américains (OEA), ont examiné un projet de gestion des déchets, de reforestation communautaire et de formation d’au moins 2 000 jeunes dans cinq départements d’Haïti, selon un communiqué de la Primature daté du 8 octobre.
Intitulée « Territoires propres, sûrs et résilients », la proposition concerne l’Ouest, l’Artibonite, le Nord, le Nord-Est et le Centre. Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, et Catherine Pognat, représentante résidente du secrétaire général de l’OEA en Haïti, ont également participé à la rencontre.
Selon la Primature, le projet prévoit de former « au moins 2 000 jeunes leaders », qui seraient appelés à promouvoir la responsabilité environnementale, l’engagement citoyen et la cohésion sociale. Il vise également à offrir des possibilités d’emploi aux jeunes et à renforcer la capacité des communautés à faire face aux difficultés environnementales.
Le communiqué associe ces interventions aux efforts de stabilisation des territoires et de rétablissement de la sécurité, avec notamment l’objectif de faciliter « le retour sûr et digne des familles déplacées ». Il ne précise toutefois pas les mesures envisagées pour assurer les conditions de sécurité nécessaires à ces retours.
La rencontre s’inscrit, d’après le document, dans le prolongement d’une récente visite du secrétaire général de l’OEA en Haïti. Celui-ci a confié à Mark Lambrides une mission de quatre jours consacrée aux priorités environnementales du pays.
Les échanges ont aussi porté sur la finalisation du projet, ses mécanismes de financement, l’appui de la Primature et l’élaboration d’une feuille de route pour les premières interventions. Leur coordination serait assurée par le ministère de l’Environnement, en collaboration avec les institutions concernées.
Le communiqué ne fournit ni budget, ni source de financement confirmée, ni calendrier de lancement. Il ne précise pas non plus le nombre d’emplois envisagés ou les modalités de sélection des jeunes qui bénéficieraient des formations.

