PORT-AU-PRINCE, vendredi 2 octobre 2026 (RHINEWS) – Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) demande au Conseil électoral provisoire (CEP) de suspendre le délai du 9 octobre 2026 fixé pour l’inscription des candidats, afin de permettre une consultation de deux semaines avec les organisations de la société civile et les partis politiques sur l’amendement envisagé du décret électoral.
Dans une correspondance adressée au président du CEP, Peterson Pierre-Louis, le RNDDH affirme avoir appris qu’un amendement du décret électoral actuellement en vigueur est prévu. L’organisation demande que le processus soit précédé de consultations à Port-au-Prince et dans les villes de province, suivies d’une restitution.
Le RNDDH rappelle que, selon lui, depuis 1987, l’élaboration et la publication des projets de loi électorale et des décrets électoraux impliquent la participation des organisations de la société civile à travers un processus de consultation et de restitution.
« Depuis 1987, le processus d’élaboration et de publication de tout projet de loi électoral et de tout décret électoral implique la participation des organisations de la société civile à travers une consultation et une restitution », écrit l’organisation.
Le RNDDH indique qu’une implication partielle de la société civile n’aurait été constatée qu’au moment du premier amendement du décret électoral. Il précise que, dans ce contexte, la Primature avait organisé une rencontre avec des organisations féministes, de défense des droits humains et d’autres organisations de la société civile afin de recueillir leurs avis.
Pour le nouvel amendement envisagé, le RNDDH propose que deux semaines soient réservées aux consultations avec les organisations de la société civile et les partis politiques, tant dans la capitale que dans les villes de province.
« Le RNDDH propose de prévoir deux (2) semaines pour la consultation des organisations de la société civile et des partis politiques tant à Port-au-Prince que dans les villes de province, et pour la restitution qui en découle », indique la correspondance.
L’organisation estime que le maintien du calendrier actuel ne permettrait pas de dégager cet espace de consultation avant l’échéance prévue pour l’inscription des candidats. Elle demande donc au CEP de suspendre ce délai.
« Pour ce faire, le RNDDH vous suggère de suspendre le délai du 9 octobre 2026 fixé pour l’inscription des candidats », écrit-elle.
Le RNDDH situe cette demande dans le contexte de la préparation des prochaines élections, après une longue période sans scrutin. Il estime que le cadre électoral devant régir les prochaines joutes doit tenir compte de la situation du pays.
« Après tantôt dix (10) années sans élection, le RNDDH estime que le décret électoral qui encadrera les joutes électorales à venir doit prendre en compte la conjoncture du pays et permettre des élections claires et transparentes », affirme l’organisation.
Le réseau ajoute que les prochaines élections ne devraient pas constituer une source supplémentaire d’instabilité.
« Les prochaines élections ne doivent aucunement représenter une source d’instabilité pour le pays », soutient le RNDDH.

