États-Unis : L’administration Trump appelle les bénéficiaires de DACA à l’auto-expulsion…

President Donald Trump during a campaign rally at the Target Center in Minneapolis-Saint Paul, MN, Thursday, Oct. 10, 2019. (Photo by Doug Mills/The New York Times) NYTCREDIT: Doug Mills/The New York Times

WASHINGTON, mardi 29 juillet (RHINEWS)— Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) exhorte les bénéficiaires du programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), aussi appelés Dreamers, à quitter volontairement les États-Unis, une prise de position qui suscite l’inquiétude au sein des communautés immigrées.

« Les étrangers en situation irrégulière qui se réclament du DACA ne sont pas automatiquement protégés contre l’expulsion », a déclaré Tricia McLaughlin, porte-parole adjointe du DHS, dans un communiqué à NPR. Elle ajoute que toute personne ayant enfreint la loi peut être arrêtée et expulsée, appelant les bénéficiaires à « saisir l’opportunité de partir d’eux-mêmes » pour « revenir légalement ».

Créé en 2012 sous l’administration Obama, le DACA protège de l’expulsion environ 500 000 jeunes arrivés illégalement aux États-Unis avant 2007, leur offrant un permis de travail renouvelable tous les deux ans. Mais selon plusieurs associations, ces protections sont de plus en plus fragilisées.

« Ce que nous voyons, c’est que le programme est démantelé par petites touches », alerte Anabel Mendoza de l’organisation United We Dream. Arrestations récentes, exclusions de certains services publics et enquête fédérale sur des aides universitaires témoignent d’un durcissement progressif de la politique migratoire.

Des cas de détention et d’expulsion de Dreamers ont été signalés dans plusieurs États, accentuant le climat d’incertitude. « Mon avenir est suspendu à ces décisions. Nous pourrions être envoyés dans des pays que nous ne connaissons pas », déplore Reyna Montoya, bénéficiaire du DACA et militante pour les droits des immigrés.

Aucune abrogation formelle du programme n’a toutefois été engagée à ce jour.