Donald Trump affirme que les États-Unis pourraient superviser le Venezuela « pendant des années », suscitant une vive controverse internationale…

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WASHINGTON, jeudi 8 janvier 2026 (RHINEWS)-Dans une longue interview publiée mercredi par “The New York Times”, le président américain, Donald Trump a déclaré que « seul le temps le dira » combien de temps les États-Unis maintiendront une supervision directe du Venezuela après l’opération militaire qui a conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro, mais il a suggéré que cette période serait « beaucoup plus longue » que quelques mois, dépassant probablement un an voire plusieurs années». Cette déclaration a été rapportée par plusieurs agences de presse internationales qui ont couvert l’entretien.

Trump a précisé que l’administration américaine entendait reconstruire le pays « d’une manière très rentable », en s’appuyant sur les immenses réserves pétrolières du Venezuela. « Nous allons utiliser le pétrole, et nous allons le prendre », a-t-il déclaré, affirmant que les États-Unis feraient baisser les prix du pétrole tout en fournissant des fonds à un pays qu’il a qualifié de « désespéré ».

L’entretien intervient dans le sillage d’une opération militaire américaine spectaculaire le 3 janvier 2026, au cours de laquelle des forces spéciales des États-Unis ont capturé Maduro à Caracas. Cette action, qui a intensifié les tensions entre Washington et Caracas, a également été l’occasion pour l’administration Trump d’annoncer qu’elle prendrait le contrôle des ventes de pétrole vénézuélien et coordonnerait la relance de la production pétrolière, y compris la refinement et la vente de plusieurs dizaines de millions de barils jusque-là bloqués sous sanctions.

Selon Trump, les États-Unis s’entendent « très bien » avec le gouvernement intérimaire dirigé par Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente de Maduro, et qui exerce actuellement les fonctions de chef d’État avec le soutien de Washington depuis l’arrestation de Maduro. Trump a ajouté que le secrétaire d’État Marco Rubio « parle avec elle tout le temps », soulignant ainsi une coopération apparente entre l’administration américaine et les autorités vénézuéliennes en place.

Sur le plan politique, Trump n’a pas fourni de calendrier précis pour des élections démocratiques ou une transition vers un gouvernement pleinement souverain au Venezuela, et il n’a pas clarifié les conditions ou la durée exacte de la présence américaine. Cette absence de détails a suscité des interrogations sur la légitimité et la nature de cette supervision prolongée, tant aux États-Unis qu’à l’étranger.

La déclaration de Trump a été critiquée par plusieurs dirigeants et organisations internationales. Des responsables onusiens ont exprimé leur préoccupation quant à la violation potentielle de la souveraineté du Venezuela, tandis que certains gouvernements latino-américains ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une interventionnisme américain dans les affaires internes d’un État souverain. Ces critiques mettent en avant le risque d’une instabilité régionale et d’une remise en question du droit international.

Alors que Washington affirme vouloir aider à stabiliser et reconstruire le Venezuela, des voix sceptiques soulignent que la supervision prolongée pourrait s’apparenter à une occupation déguisée, et non à un soutien à la démocratisation du pays. Les réactions internationales montrent que cette politique américaine pourrait avoir des conséquences durables sur les relations entre les États-Unis et la région latino-américaine, ainsi que sur les normes de gouvernance internationale.