CARACAS, jeudi 8 janvier 2026 (RHINEWS)- L’attaque militaire menée par les États-Unis au Venezuela, au cours de laquelle le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés, a fait 100 morts et un nombre similaire de blessés, a déclaré mercredi 7 janvier le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello lors d’une émission diffusée à la télévision publique. « Jusqu’à présent — et je dis bien jusqu’à présent — il y a 100 morts, 100, et un nombre similaire de blessés. L’attaque contre notre pays a été terrible », a-t-il affirmé en soulignant la gravité de l’opération menée par les forces américaines contre la capitale Caracas.
Selon le même responsable, le président Maduro a été blessé à une jambe lors de l’assaut, tandis que Cilia Flores a subi des blessures à la tête et au corps. Cabello a précisé que tous deux se remettent progressivement de leurs blessures, insistant sur le fait qu’ils étaient dans un état stable après leur transfert vers les États-Unis.
Les autorités vénézuéliennes ont diffusé des images et des vidéos des funérailles des militaires tués lors de l’opération, montrant des cercueils recouverts de drapeaux nationaux et des proches en larmes. Ces cérémonies ont été présentées comme des hommages aux forces armées qui ont perdu la vie dans ce qu’elles ont décrit comme une agression contre la souveraineté du pays.
Le bilan de 100 morts communiqué par Caracas n’a pas été confirmé de manière indépendante, et différents médias internationaux rappellent que les chiffres des victimes peuvent varier selon les sources. Certains rapports mentionnent notamment des décès parmi les forces armées vénézuéliennes, des membres du service de sécurité de Maduro et du personnel militaire cubain présent dans le pays.
La capture de Maduro et de Cilia Flores a eu lieu le 3 janvier 2026 lors d’une opération qualifiée par l’administration américaine de raid ciblé contre des organisations liées au trafic de drogue et au terrorisme international. Cette action a immédiatement suscité une vive réaction de Caracas, qui a dénoncé une violation du droit international et affirmé que Washington avait outrepassé toutes les normes de coexistence internationale en procédant à cette attaque.
Dans la foulée de ces événements, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis pourraient superviser le Venezuela pendant plusieurs années, en se référant à la gestion future du pays et de ses ressources, notamment pétrolières, après l’opération. Cette position a été relayée par plusieurs médias internationaux dans le contexte de l’intervention américaine.
La communauté internationale reste partagée dans ses réactions : certains gouvernements ont exprimé des préoccupations sur l’impact humanitaire et juridique de l’opération, tandis que d’autres s’interrogent sur les conséquences politiques d’une présence américaine prolongée au Venezuela. Des organisations de défense des droits humains ont également appelé à des enquêtes indépendantes sur le déroulement et les conséquences de cette attaque.

