Massacre à Labodrie attribué à Viv Ansanm : au moins 42 morts, crainte d’une extension des violences vers l’Arcahaie…

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ARCAHAIE, vendredi 12 septembre 2025 (RHINEWS) – Un massacre d’une ampleur inédite a frappé le village côtier de Labodrie, au nord de Port-au-Prince, où des gangs armés affiliés à la coalition terroriste “Viv Ansanm” ont tué au moins 42 personnes, dont un enfant de 4 ans et sa famille, selon des responsables locaux cités par plusieurs médias locaux. Les assaillants ont également incendié des habitations, forçant des dizaines de familles à fuir.

« Ils ont brûlé le village, tué femmes et enfants », a déclaré Joseph Louis Baptiste, un responsable de la zone, qui appelle la Police nationale d’Haïti à intervenir rapidement pour empêcher de nouvelles attaques. L’attaque, selon plusieurs témoignages, aurait été déclenchée après la mort d’un chef de gang connu sous le nom de Vladimir dans la commune voisine de Cabaret.

Les autorités craignent désormais une extension des violences vers la commune de l’Arcahaie, située à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale. Des habitants ont confirmé avoir vu des membres de Viv Ansanm progresser en direction de la localité. « Si rien n’est fait, ils prendront l’Arcahaie », a averti un témoin interrogé par AP.

“Viv Ansanm”, une coalition de gangs créée en 2024 à partir des factions G-9 et G-Pèp, est dirigée notamment par Jimmy Chérizier, alias « Barbecue ». Le groupe a été officiellement désigné organisation terroriste par les États-Unis en mai 2025 et est considéré par le Conseil de sécurité de l’ONU comme l’une des principales menaces pour la stabilité d’Haïti.

Les violences attribuées à Viv Ansanm s’inscrivent dans une dynamique d’expansion hors de Port-au-Prince. Après avoir consolidé son contrôle sur plusieurs quartiers de la capitale, le groupe cherche à étendre son influence dans les communes environnantes, au détriment des populations locales déjà éprouvées par l’insécurité et la crise humanitaire.

Les responsables locaux exhortent les autorités centrales à agir rapidement. « Ce massacre est un signal d’alerte. Si l’État n’intervient pas, la violence va s’étendre et la prochaine cible sera l’Arcahaie », a déclaré un représentant de la société civile.