Le syndicat de l´OAVCT réclame le retour aux dépôts quotidiens des recettes et dénonce des mutations punitives…

Post image

PORT-AU-PRINCE, vendredi 16 octobre 2026 (RHINEWS) – Le Syndicat pour la défense des employés de l’Office d’assurance véhicules contre tiers (SDE-OAVCT) réclame le retrait d’une note autorisant le dépôt hebdomadaire des recettes de l’institution et dénonce des mutations qu’il présente comme des représailles contre ses membres, après avoir sollicité une enquête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC).

Dans une deuxième lettre ouverte datée du 14 octobre et adressée au directeur général de l’OAVCT, Jocelyn Pierre, le syndicat conteste une note du 8 juillet 2026 qui, selon lui, permet aux directeurs des annexes et aux coordonnateurs régionaux de déposer les recettes à la banque chaque semaine, au lieu de le faire quotidiennement.

L’organisation estime que cette modification affaiblit les mécanismes de surveillance financière et accroît les risques de détournement. « Le passage d’un versement journalier à un versement hebdomadaire rend inopérante la traçabilité immédiate et la réconciliation financière quotidienne que doit superviser et garantir notre service d’audit interne », affirme-t-elle, reprenant un passage de sa première lettre ouverte.

« Cette disposition équivaut à une mise en veilleuse de nos mécanismes de contrôle préventif », poursuit le syndicat, qui demande le rétablissement immédiat des dépôts bancaires quotidiens.

Le SDE-OAVCT affirme avoir sollicité l’ULCC pour examiner des soupçons de corruption qu’il associe à cette mesure. La lettre ne présente toutefois ni montant de pertes présumées ni pièces permettant d’établir des détournements. Elle ne permet pas non plus de confirmer l’ouverture effective d’une enquête par l’organisme anticorruption.

Le syndicat accuse par ailleurs la direction d’avoir engagé une campagne de « persécution » et de « harcèlement » contre ses responsables et ses adhérents. Il évoque des lettres de transfert depuis Pétion-Ville ou le centre-ville vers Carrefour, qu’il décrit comme une zone à haut risque sécuritaire.

« Vous mettez délibérément et lâchement la vie de nos camarades en péril », écrit le comité exécutif à Jocelyn Pierre. Aucun nom d’employé concerné, nombre de mutations ou exemplaire de ces lettres de transfert ne figure dans le document transmis.

Outre le retrait de la note du 8 juillet, l’organisation exige l’« annulation immédiate de toutes les lettres de transfert punitif » visant des syndicalistes et la cessation de toute intimidation. Elle demande également que les vérifications qu’elle réclame auprès de l’ULCC, de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif et de l’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF) puissent se dérouler sans entrave.

« Le syndicat ne reculera devant aucune menace ou intimidation », affirme l’organisation, qui tient la direction générale pour responsable de toute atteinte à l’intégrité physique de ses membres et dirigeants.