Haïti/ violence dans l’Artibonite : l’OPC dénonce un massacre à Petite-Rivière et appelle à une réponse sécuritaire urgente…

Des membres d'un gang de l'Artibonite...

PORT-AU-PRINCE, mardi 31 mars 2026 (RHINEWS) – L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) a exprimé sa « profonde préoccupation » après le massacre survenu dans la nuit du 28 au 29 mars 2026 dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite, selon une note de presse publiée à partir des informations recueillies par sa direction départementale.

D’après l’OPC, « des individus armés affiliés au gang “Gran Grif” ont attaqué, vers 3 h 00 du matin, les localités de Jean-Denis, Descordes et Pont-Benoît », situées dans la première section communale de Bas-Coussin 1. Le bilan provisoire fait état de « seize (16) personnes tuées — dont une (1) femme — et de dix-neuf (19) blessés par balles », pris en charge dans des centres hospitaliers de Saint-Marc et de Dessalines. L’institution précise que « des sources non encore confirmées évoquent toutefois un bilan plus lourd ».

L’OPC souligne que « l’accès aux zones affectées demeure extrêmement difficile en raison de la présence de groupes armés », citant notamment les gangs « Gran Grif » et « Kokorat San Ras », ce qui « complique les opérations d’assistance et de vérification ».

Le Protecteur du citoyen « déplore l’insuffisance des interventions des autorités compétentes face à cette tragédie », dans un contexte où les populations locales vivent « sous la menace constante de groupes armés contrôlant notamment certains axes routiers stratégiques ».

L’institution appelle les autorités étatiques à « activer le Conseil supérieur de la Police nationale d’Haïti (CSPN) en vue d’une réponse coordonnée et adaptée », à « renforcer sans délai les dispositifs de sécurité dans le département de l’Artibonite » et à « mobiliser les ressources nécessaires pour neutraliser les groupes armés ». Elle insiste également sur la nécessité de « garantir l’indépendance et l’efficacité des actions policières et judiciaires ».

L’OPC interpelle par ailleurs les autorités concernées ainsi que les partenaires internationaux sur « l’urgence de venir en aide aux victimes et aux personnes déplacées », soulignant que leurs besoins restent « considérables », notamment en matière d’assistance humanitaire, de soutien psychosocial et d’accompagnement des familles endeuillées.

L’institution réaffirme enfin « son engagement à défendre les droits fondamentaux » et à « continuer de documenter la situation dans le département de l’Artibonite ».