PORT-AU-PRINCE, jeudi 25 septembre 2025 (RHINEWS) – Onze civils, dont huit enfants âgés de 2 à 10 ans, ont été tués samedi soir dans le quartier de Simon Pelé, à Port-au-Prince, lorsqu’un drone visant un chef de gang a frappé une fête d’anniversaire, a indiqué le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). Six autres enfants ont été blessés.
Selon le RNDDH, la cible était Albert Steevenson, alias « Djouma », chef de gang de Cité Soleil, qui distribuait des cadeaux aux enfants à l’occasion de son anniversaire. Il est sorti indemne de l’attaque. Une seconde frappe a visé le quartier général du gang, tuant quatre de ses membres et blessant sept autres.
Le directeur du RNDDH, Pierre Espérance, a dénoncé « l’absence totale de responsabilité face aux victimes civiles » et souligné que « les chefs de gangs ne sont pas atteints, alors que les populations des quartiers populaires paient le prix fort ».
Jimmy Chérizier, alias « Barbecue », a accusé le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a recours à des contractants étrangers pour piloter ces drones, de « massacrer les habitants des quartiers pauvres », affirmant qu’aucun membre de gang n’avait été tué. Des témoins ont décrit des scènes d’horreur, évoquant des enfants mutilés et des familles décimées.
Cette frappe, la première à faire un tel nombre d’enfants victimes, ravive les inquiétudes sur l’usage de drones armés dans des zones densément peuplées, alors que la capitale haïtienne reste en proie à une violence généralisée des gangs.

