Le Parti Fusion dénonce la dépendance excessive aux plans internationaux et appelle à un sursaut national avant le 7 février 2026…

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PORT-AU-PRINCE,mercredi 24 septembre 2025 (RHINEWS) – Le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH) s’est dit « perplexe et sceptique » face à la multiplication des initiatives internationales concernant la crise haïtienne, tout en lançant un appel vibrant aux forces vives du pays pour « prendre leurs responsabilités » et éviter que l’avenir d’Haïti repose uniquement sur le « bon vouloir des États-Unis ».

Dans une note de presse publiée le 22 septembre, le parti rappelle que l’appel du gouvernement haïtien en octobre 2022 pour un soutien robuste avait d’abord été rejeté par des adversaires se réclamant du nationalisme, avant de devenir une condition imposée par la CARICOM pour participer au Conseil présidentiel de transition (CPT). « Beaucoup avaient cru que le consensus autour de neuf personnalités au sein du CPT ouvrait la voie à une transition efficace. Or, ni le CPT ni les gouvernements successifs n’ont rempli leur mission », souligne le communiqué .

Le PFSDH critique également la demande du CPT de transformer la Mission multilatérale d’appui à la sécurité (MMAS) en opération de maintien de la paix, une requête rejetée par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Les États-Unis et le Panama ont depuis proposé une résolution visant à créer une Force de suppression des gangs (GSF), soutenue par la CARICOM et l’OEA. Mais le parti exprime de sérieux doutes : « La MMAS n’a jamais pu mobiliser un millier de personnels sur les 2 500 prévus. Comment alors envisager une force de 5 550 membres, encore une fois basée sur des contributions volontaires ? »

Le parti met en garde contre l’illusion d’une solution exclusivement internationale, soulignant que les financements humanitaires promis par le passé n’ont couvert que « 10 % des besoins ». Selon lui, même si une résolution est adoptée rapidement, « plusieurs mois seront nécessaires avant le déploiement de la nouvelle force, nous projetant bien au-delà de février 2026 ».

« Il nous faut trouver le meilleur médiateur pour conduire le dialogue entre les différents secteurs », exhorte le directoire, appelant à une gouvernance concertée post-7 février 2026.