États-Unis : quatre Haïtiens arrêtés dans une opération de l’ICE visant des fraudes présumées à l’aide alimentaire…

Rubstony Junior Theodore, Wilbert Jean Baptiste, Louis Jean et Jhensly Charles…

WASHINGTON, jeudi 22 octobre 2026 (RHINEWS) – Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé le lancement d’une opération nationale visant des personnes en situation irrégulière soupçonnées d’avoir perçu frauduleusement des prestations du Programme d’aide alimentaire supplémentaire (SNAP). Quatre ressortissants haïtiens figurent parmi les premières personnes arrêtées par le Service de l’immigration et des douanes (ICE), selon les autorités américaines.

Les quatre Haïtiens cités dans l’annonce sont Rubstony Junior Theodore, Wilbert Jean Baptiste, Louis Jean et Jhensly Charles. Le DHS les présente comme des personnes en situation irrégulière ayant bénéficié indûment de ce programme fédéral destiné à aider les ménages à faibles revenus à se nourrir.

Selon le département, Rubstony Junior Theodore avait déjà été arrêté pour vol, entrave à l’action d’agents des forces de l’ordre et intrusion sur une propriété sans autorisation. Le texte ne précise pas les suites judiciaires de ces arrestations antérieures ni si elles ont donné lieu à des condamnations.

Aucun antécédent judiciaire particulier n’est mentionné dans le texte transmis concernant Wilbert Jean Baptiste, Louis Jean et Jhensly Charles. Les autorités n’y détaillent pas non plus les faits individuels sur lesquels reposent les soupçons de fraude aux prestations alimentaires.

« Ces arrestations marquent le début d’une opération soutenue et de grande ampleur de l’ICE visant spécifiquement les étrangers en situation irrégulière qui ont accédé frauduleusement aux prestations SNAP », a déclaré l’agence. Dans son communiqué, elle présente ces prestations comme financées par les contribuables américains exclusivement au bénéfice des citoyens américains dans le besoin.

« Chacune de ces personnes est entrée illégalement dans le pays, puis a bénéficié d’un programme conçu pour nourrir les familles américaines en difficulté, dans certains cas avec des antécédents judiciaires », a ajouté l’ICE. Ces affirmations constituent la présentation des faits par les autorités américaines ; le texte fourni ne contient pas de documents judiciaires permettant d’établir les circonstances propres à chaque dossier.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a défendu cette opération en affirmant que « les étrangers en situation irrégulière qui n’ont, au départ, aucun droit d’être ici sont les dernières personnes qui devraient bénéficier des prestations SNAP et d’autres formes d’aide sociale ».

« Ces programmes sont réservés aux Américains », a-t-il poursuivi. Il a estimé que « même les infractions non violentes commises par des étrangers en situation irrégulière peuvent avoir des conséquences dévastatrices lorsqu’elles consistent à frauder le contribuable américain ».

Markwayne Mullin a également déclaré que les personnes accusées de fraude déjà arrêtées et expulsées ne représentaient « qu’une goutte d’eau dans l’océan ». Il a assuré que l’administration Trump entendait poursuivre l’ensemble des auteurs de telles fraudes et les traduire en justice. Cette déclaration générale ne permet toutefois pas de conclure que les quatre Haïtiens cités ont déjà été expulsés.

La présentation du SNAP comme exclusivement réservé aux citoyens américains appelle une précision : certaines catégories de non-citoyens en situation régulière peuvent également y être admissibles, sous conditions. Les personnes sans statut légal ne sont, en revanche, pas admissibles à titre personnel aux prestations du programme.

Le texte fourni ne précise ni les dates et lieux d’arrestation des quatre ressortissants haïtiens, ni les montants qu’ils auraient perçus, ni les mécanismes de fraude allégués. Il ne mentionne pas davantage d’éventuelles inculpations pénales, de décisions judiciaires ou de déclarations des intéressés et de leurs avocats. Les accusations rapportées à leur encontre ne constituent pas, à elles seules, des condamnations.