WASHINGTON, jeudi 2 juillet 2026 (RHINEWS)– Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis a publié les nouvelles dates d’expiration des permis de travail des bénéficiaires du Statut de protection temporaire, à la suite de la récente décision de la Cour suprême des États-Unis autorisant l’administration du président Donald Trump à mettre fin aux protections accordées à plusieurs nationalités.
Selon les informations publiées par le DHS, les autorisations de travail (Employment Authorization Documents – EAD) cesseront d’être valides à différentes dates selon le pays d’origine. Les ressortissants d’Haïti verront notamment leurs permis expirer le 2 septembre 2025, tandis que ceux de la Syrie arriveront à échéance le 24 septembre 2026. Les dates annoncées concernent également les bénéficiaires originaires de la Birmanie, du Yémen, de l’Éthiopie, du Soudan du Sud et de la Somalie.
Ces échéances découlent de l’arrêt rendu le 25 juin par la Cour suprême, qui a estimé que les décisions du gouvernement fédéral relatives à la désignation ou à la suppression du TPS relevaient du pouvoir exécutif et n’étaient pas soumises au contrôle des tribunaux dans les conditions invoquées par les plaignants. Cette décision ouvre la voie à la fin des protections contre l’expulsion pour des centaines de milliers de bénéficiaires.
Le DHS a indiqué que les personnes concernées devront soit disposer d’un autre fondement juridique leur permettant de demeurer aux États-Unis, soit quitter le territoire américain avant l’expiration de leur autorisation de séjour et de travail. L’administration a également invité les employeurs à vérifier les nouvelles dates de validité des documents d’autorisation de travail de leurs employés bénéficiant du TPS.
La décision affecte particulièrement la communauté haïtienne, qui représente le plus important contingent de bénéficiaires concernés. Plus de 350 000 ressortissants haïtiens pourraient perdre leur protection et leur droit de travailler aux États-Unis si aucune autre mesure administrative ou législative n’est adoptée.

