Des entreprises haïtiennes dénoncent l’absence de réponse globale face à la dégradation des routes autour de l’aéroport Toussaint Louverture…

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PORT-AU-PRINCE, lundi 11 mai 2026 (RHINEWS)  Quatre entreprises haïtiennes ont dénoncé dimanche ce qu’elles qualifient de réponse « très largement insuffisante » des autorités face à l’état critique des routes menant à l’aéroport international Aéroport international Toussaint Louverture, tout en réclamant un plan d’intervention coordonné et accéléré.

Dans un communiqué conjoint publié à Port-au-Prince, les sociétés Rhum Barbancourt, Brasserie de la Couronne S.A., Séjourné S.A. et Comme Il Faut S.A. ont affirmé qu’« une semaine après [leur] demande formelle de rendez-vous avec les autorités », les mesures engagées restent limitées.

« De maigres travaux ont bien débuté au niveau du carrefour Rita, mais rien de significatif n’a encore été entrepris sur la RN1 », indiquent les entreprises signataires. Elles estiment que ces interventions « ne sauraient masquer l’essentiel : l’absence, à ce jour, d’une réponse globale, structurée et proportionnée à la gravité de la situation ».

Les entreprises affirment qu’« aucun calendrier d’ensemble n’a été communiqué », qu’« aucune réunion de travail n’a été organisée avec les entreprises signataires » et qu’« aucun plan d’intervention complet n’a été présenté ».

Selon le communiqué, la dégradation avancée des axes routiers compromet la circulation des forces publiques sur des corridors jugés stratégiques et expose directement les entreprises, les employés ainsi que les riverains. Les signataires évoquent également la « suspension de services essentiels » et une « contradiction flagrante entre l’objectif affiché de sécurisation de l’aéroport et l’état des voies qui conditionnent cette sécurisation ».

Les quatre entreprises soulignent qu’elles figurent parmi « les principaux contributeurs fiscaux du pays » et qu’elles emploient « des milliers de personnes ». Elles disent continuer d’opérer « dans un environnement déjà profondément dégradé ».

« Qu’un collectif de cette importance, implanté dans une zone aussi stratégique, n’ait à ce jour reçu ni véritable concertation, ni calendrier clair, ni réponse à la hauteur des enjeux, constitue un fait grave », poursuivent-elles.

Les signataires ont réitéré leur demande d’une rencontre « immédiate » avec les ministres concernés et le directeur général des Travaux publics afin qu’« un plan d’intervention précis, coordonné et accéléré soit enfin présenté ».

« Le temps des gestes partiels ne suffit plus. Ce qui est attendu désormais, c’est une planification sérieuse, une action concertée et des résultats concrets », conclut le communiqué.