Hantavirus : l’ONU et l’Espagne appellent à une coordination sanitaire internationale autour du MV Hondius…

Antonio Guterres, Secretaire general de l'ONU...

GENÈVE, lundi 11 mai 2026 (RHINEWS) – Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a insisté lundi sur l’importance des efforts sanitaires internationaux pour garantir la sécurité des passagers et de l’équipage du MV Hondius, touché par un foyer d’infection à hantavirus, alors que les opérations de rapatriement se poursuivent en Espagne.

Dans un message publié sur le réseau social X, António Guterres a exprimé son « soutien au gouvernement espagnol et aux autres acteurs concernés qui gèrent le hantavirus », saluant leur coopération étroite avec Organisation mondiale de la santé.

« Bien que le risque actuel pour la santé publique lié à ce virus demeure faible, il est essentiel que les efforts sanitaires internationaux garantissent la sécurité de tous, y compris celle des passagers et de l’équipage du MV Hondius », a déclaré le chef de l’ONU.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a également plaidé pour une réponse coordonnée face à la situation. « L’Espagne restera toujours du côté de la solidarité, de la dignité et du droit international », a-t-il affirmé. « Dans des moments comme celui-ci, la coordination entre les pays et les institutions est vitale pour protéger des vies et défendre nos valeurs communes ».

Les autorités espagnoles ont indiqué avoir pris « toutes les mesures » nécessaires pour limiter la propagation du virus. Selon le ministère espagnol de la Santé, les protocoles appliqués depuis le début des évacuations visaient à « rompre les éventuelles chaînes de transmission ».

Deux nouveaux cas positifs — un ressortissant américain et une ressortissante française — auraient été détectés depuis le lancement des évacuations dimanche, selon les autorités.

Les opérations de débarquement du MV Hondius, qualifiées de « complexes » par les autorités sanitaires espagnoles et l’Organisation mondiale de la santé, concernent plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage de 23 nationalités. Près d’une centaine de personnes ont déjà été évacuées dimanche aux Canaries, tandis que trois autres avaient été débarquées quelques jours auparavant au Cap-Vert.

Cette situation ravive les inquiétudes sanitaires internationales et rappelle, pour certains observateurs, les premières phases de la pandémie de Covid-19. Toutefois, l’OMS affirme que le risque de propagation mondiale demeure très faible.

À ce stade, l’agence onusienne recense huit cas confirmés de hantavirus parmi les passagers du navire et deux autres cas considérés comme probables. Trois décès ont été signalés, dont deux parmi les cas confirmés et un parmi les cas probables.

Selon l’OMS, six pays sont désormais concernés par cette situation : Allemagne, États-Unis, France, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse.

L’Organisation mondiale de la santé a recommandé une quarantaine de 42 jours pour tous les passagers du navire à compter du 10 mai et affirme poursuivre sa coopération avec les experts des différents pays concernés « car la coordination reste essentielle pour préserver la santé et la sécurité des passagers, des équipages, des intervenants et des communautés ».

Vendredi déjà, l’agence sanitaire des Nations unies avait cherché à rassurer sur les risques de propagation. « Il s’agit d’un virus dangereux, mais uniquement pour la personne réellement infectée. Le risque pour la population en général reste quant à lui extrêmement faible », avait déclaré à Genève Christian Lindmeier.