Controverse judiciaire autour du dossier Arnel Bélizaire, accusé d’infractions graves…

Arnel Belizaire, ancien depute

PORT-AU-PRINCE, dimanche 26 avril 2026 (RHINEWS)-Une controverse judiciaire entoure le traitement du dossier visant Arnel Bélizaire, après son transfert du parquet vers le cabinet d’instruction, dans un contexte où des sources concordantes évoquent un dossier transmis sans éléments matériels substantiels, malgré la gravité des accusations retenues contre lui.

Selon des informations judiciaires, le parquet aurait transmis au juge d’instruction un dossier qualifié de « vide », c’est-à-dire dépourvu de pièces d’enquête ou d’éléments probants suffisants pour étayer les poursuites. Ce transfert intervient alors même que plusieurs chefs d’accusation lourds figurent dans un avis de recherche émis antérieurement par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

D’après cet avis, Arnel Bélizaire, ex-depute haiti,  est poursuivi pour financement du terrorisme, attentat et complot contre la sûreté interne de l’État, ainsi que pour association de malfaiteurs. Ces infractions, considérées comme particulièrement graves en droit pénal haïtien, impliquent en principe des investigations approfondies et la production d’éléments de preuve solides.

Le cas de l’ancien parlementaire s’inscrit dans un climat plus large de critiques formulées par des organisations de défense des droits humains, notamment le Réseau National de Défense des Droits Humains, qui a récemment dénoncé des irrégularités dans l’émission de plusieurs avis de recherche par la DCPJ. Dans un communiqué en date du 7 février 2026, l’organisation souligne que certaines procédures engagées ne respecteraient pas les garanties judiciaires fondamentales, notamment en matière de notification des charges et de respect du droit à un procès équitable  .

Le RNDDH relève en particulier que les avis de recherche ne sauraient se substituer aux actes d’enquête ou aux mandats judiciaires prévus par la loi, et met en garde contre les risques d’instrumentalisation de la justice. L’organisation insiste sur la nécessité de fonder toute poursuite sur des bases légales solides et des preuves vérifiables.

Le transfert d’un dossier jugé incomplet au cabinet d’instruction soulève des interrogations sur la solidité des accusations portées contre Arnel Bélizaire et sur le respect des procédures judiciaires en vigueur. Aucune réaction officielle du parquet ou de la DCPJ n’a été enregistrée à ce stade concernant ces allégations.