PORT-AU-PRINCE, mercredi 10 septembre 2025 (RHINEWS) – L’ancien ministre des Affaires étrangères d’Haïti et directeur exécutif de l’Observatoire haïtien de la réinsertion et de l’intégration (OHRI), Bocchit Edmond, appelle à l’ouverture d’un bureau consulaire des États-Unis au Cap-Haïtien pour le traitement des visas d’immigrant. Dans une proposition officielle datée du 10 septembre 2025, il exhorte les autorités haïtiennes à engager des consultations avec le Département d’État américain sur ce dossier jugé « urgent » et à forte portée humanitaire.
« Cette proposition exhorte respectueusement les autorités haïtiennes à engager des consultations officielles avec le Département d’État des États-Unis afin d’envisager l’ouverture d’un bureau consulaire régional américain au Cap-Haïtien », écrit Bocchit Edmond. Selon lui, une telle mesure allégerait les charges financières et logistiques actuellement imposées aux bénéficiaires haïtiens de visas d’immigrant.
Depuis l’annonce du transfert des entretiens consulaires à Nassau (Bahamas) à compter du 1er novembre 2025, les demandeurs haïtiens sont confrontés à des obstacles croissants. Le gouvernement bahaméen a déjà fait savoir que les ressortissants haïtiens ne seraient pas autorisés à s’y rendre pour cette procédure. « Cette situation est devenue une question humanitaire et administrative pressante », insiste Edmond, dénonçant des coûts prohibitifs de voyage et d’hébergement qui « dépassent largement les moyens des foyers haïtiens moyens ».
Le diplomate souligne que le Cap-Haïtien, deuxième plus grande ville du pays et hub de transport national et international, offrirait une meilleure accessibilité aux demandeurs, particulièrement face aux défis sécuritaires persistants à Port-au-Prince. « Une présence consulaire américaine dans le nord d’Haïti permettrait de répondre directement à ces difficultés, tout en renforçant la coopération bilatérale entre Haïti et les États-Unis », affirme-t-il.
Parmi les avantages énumérés, l’ancien chef de la diplomatie haïtienne cite « la réduction de la charge financière pour les familles », « un meilleur accès aux services consulaires » et « un geste de bonne volonté diplomatique » qui favoriserait la réunification familiale et un traitement « ordonné et humain » des procédures.
Bocchit Edmond exhorte les autorités haïtiennes à « engager de manière proactive des discussions avec leurs homologues américains afin de répondre à cette question urgente », considérant l’établissement de ce bureau consulaire au Cap-Haïtien comme une solution pratique, économique et humanitaire.

