Appel de Renan Hedouville à la justice et à la vérité autour de l’assassinat de Jovenel Moïse…

Renan Hédouville, Protecteur du Citoyen

PORT-AU-PRINCE,  mardi 28 avril 2026 (RHINEWS)– Me Renan Hédouville, ex-protecteur du citoyen,  met en avant les enjeux liés à la quête de justice dans le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse, tout en soulignant les défis structurels affectant la presse, les droits humains et le monde du travail en Haïti.

Le document rappelle que cette journée est placée cette année sous le thème « L’intersection critique entre journalisme, technologie et droits humains », avec pour objectif de « façonner un avenir en paix », insistant sur « le lien incontournable entre une presse responsable ou objective et la question des droits humains, fondement d’une paix durable ».

Dans ce contexte, l’auteur établit un parallèle entre cette commémoration et le procès en cours aux États-Unis de plusieurs individus accusés d’implication dans l’assassinat du chef de l’État haïtien survenu le 7 juillet 2021. Il qualifie cet acte de « crime crapuleux et révoltant » ayant « engendré une crise multidimensionnelle exceptionnelle » en Haïti.

Le texte évoque également les développements judiciaires en Floride, où plusieurs condamnations à perpétuité ont déjà été prononcées, notamment contre Rodolphe Jaar et John Joël Joseph, tout en mentionnant la poursuite de l’instruction en Haïti. Il fait état de « révélations et témoignages accablants » entendus récemment, dont ceux d’un magistrat ayant reconnu avoir signé « sous pression » un mandat visant le président Moïse, une situation présentée comme illustrant les failles du système judiciaire haïtien.

Le document souligne que « le dossier de l’assassinat du président Moïse restera ouvert tant que tous les coupables ne seront pas punis », estimant que cette affaire continuera d’exercer « une influence majeure sur l’échiquier politique haïtien ». Il établit un parallèle avec d’autres assassinats de figures politiques ou historiques à travers le monde, considérés comme marquants et durables dans la mémoire collective.

Par ailleurs, l’auteur dresse une longue liste de personnalités haïtiennes assassinées au cours des dernières décennies et affirme que « ces crimes […] sont imprescriptibles au regard du droit international des droits de l’homme », ajoutant que leurs auteurs peuvent être poursuivis sur la base du principe de compétence universelle.

Le texte critique également l’absence de réponse de l’Organisation des Nations unies, évoquant « l’indifférence ou le silence de l’ONU sur le dossier de l’assassinat du président Moïse depuis le 7 juillet 2021 », malgré des appels à une assistance technique internationale.

Enfin, il réaffirme l’importance d’une presse « responsable, professionnelle et soucieuse du respect des règles d’éthique » comme levier essentiel pour renforcer l’État de droit et parvenir à la manifestation de la vérité. Citant Martin Luther King, le document conclut que « l’espoir est le refus final de renoncer », appelant à une mobilisation continue en faveur de la justice et des droits fondamentaux en Haïti.