WASHINGTON, lundi 15 juin 2026 (RHINEWS) – Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord-cadre prévoyant la prolongation de leur cessez-le-feu pour une période de 60 jours ainsi que la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transitait avant le conflit près de 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, selon plusieurs sources concordantes.
L’annonce a été faite dimanche par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Une cérémonie officielle de signature devrait se tenir en Suisse dans les prochains jours afin de formaliser les engagements pris par les deux parties.
Selon les informations disponibles, l’accord vise à mettre un terme à plus de trois mois de conflit armé ayant opposé les États-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs dans la région. Le cessez-le-feu doit créer une fenêtre diplomatique de deux mois destinée à permettre la reprise de négociations sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le programme nucléaire iranien, l’enrichissement de l’uranium, le sort des stocks nucléaires iraniens ainsi que la question de l’allègement des sanctions internationales.
Le président américain Donald Trump a salué l’accord, affirmant sur les réseaux sociaux que « l’accord avec la République islamique d’Iran est désormais terminé ». Selon les termes évoqués publiquement, Washington s’est engagé à mettre fin au blocus naval imposé aux ports iraniens tandis que Téhéran doit permettre la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale internationale.
Les autorités iraniennes ont également confirmé l’existence d’un cadre d’entente tout en soulignant que plusieurs questions majeures demeurent en discussion. Les négociations à venir devraient déterminer les modalités d’un règlement plus durable du conflit ainsi que les conditions d’une éventuelle levée de certaines sanctions économiques imposées à la République islamique.
L’annonce de l’accord a immédiatement eu des répercussions sur les marchés internationaux. Les prix du pétrole ont fortement reculé, atteignant leur plus bas niveau depuis trois mois, les investisseurs anticipant une reprise graduelle du trafic maritime et des exportations énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz. Le Brent a perdu environ 5 % tandis que le brut américain WTI a enregistré une baisse supérieure à 5 %, selon les données des marchés.
Les experts soulignent toutefois que le retour à la normale pourrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Des opérations de sécurisation, de déminage et de remise en état des infrastructures seront nécessaires avant que le trafic maritime retrouve son niveau d’avant-guerre.
De son côté, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a accueilli favorablement l’accord, appelant toutes les parties à faire preuve de retenue et à appliquer rapidement les engagements pris afin de favoriser une paix durable dans une région profondément affectée par plusieurs mois d’affrontements.
Malgré cette avancée diplomatique, plusieurs observateurs estiment que les négociations les plus complexes restent à venir. Le programme nucléaire iranien, les mécanismes de vérification internationale et les garanties de sécurité régionales devraient constituer les principaux points de discussion durant la période de cessez-le-feu de 60 jours.

