PORT-AU-PRINCE, jeudi 2 avril 2026 (RHINEWS)– Un bureau d’appui des Nations Unies chargé de soutenir la force multinationale de lutte contre les gangs en Haïti est devenu opérationnel mercredi, avec l’aval du Conseil de sécurité, dans un contexte de crise sécuritaire, humanitaire et politique persistante.
Selon l’Organisation des Nations Unies, cette mission, dénommée Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH), a pour objectif de fournir un soutien logistique à la Force de répression des gangs déployée dans le pays.
Les gangs armés, actifs depuis plusieurs années, « terrorisent la population locale » et sont impliqués dans « des meurtres, des viols, des enlèvements contre rançon, des extorsions et le recrutement forcé d’enfants », souligne l’ONU.
Le dispositif d’appui comprend notamment la mise à disposition d’infrastructures et de services essentiels, dont « des logements et des bureaux, un appui médical, des rations, la gestion de l’eau, des eaux usées et des déchets solides, ainsi que l’électricité, le carburant, la mobilité terrestre, les services aériens, le soutien en matière de technologies de l’information et de la communication et les services de sécurité ».
Lors d’un point de presse, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a précisé que « le Bureau d’appui a déployé deux hélicoptères, qui assureront la mobilité nécessaire entre Port-au-Prince et Saint-Domingue ».
Un bureau secondaire a également été établi dans la capitale dominicaine afin de fournir un appui opérationnel à l’UNSOH et au Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), mission politique de l’ONU dans le pays.
La situation sécuritaire demeure particulièrement préoccupante. Selon les estimations, les gangs contrôlent environ 90 % de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, et étendent progressivement leur influence à des zones rurales.
La force multinationale, autorisée par le Conseil de sécurité, est chargée de « mener des opérations visant à contrer les gangs armés, de protéger les infrastructures critiques et de contribuer à l’instauration des conditions de sécurité nécessaires à la tenue d’élections et à l’acheminement de l’aide humanitaire ».
Une fois pleinement déployée, cette force devrait compter environ 5 550 membres.

