WASHINGTON, jeudi 2 avril 2026 (RHINEWS)– Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a demandé au chef d’état-major de l’armée de terre, le général Randy George, de quitter ses fonctions et de prendre sa retraite immédiate, selon des responsables du Pentagone et plusieurs médias américains.
D’après des sources citées par CBS News, cette décision s’inscrit dans une volonté de renouveler la direction militaire afin d’aligner l’institution sur les orientations politiques de l’exécutif. « Il veut quelqu’un qui mettra en œuvre la vision du président Trump et de Pete Hegseth pour l’armée », a indiqué l’une de ces sources.
Le Pentagone a confirmé que le général George « prendra sa retraite de son poste de 41e chef d’état-major de l’armée avec effet immédiat », tout en saluant « ses décennies de service ». Une source du département de la Défense a ajouté : « Nous sommes reconnaissants pour son service, mais il était temps d’un changement de direction ».
Aucune raison officielle détaillée n’a été avancée publiquement pour justifier ce départ anticipé, alors que le mandat du général devait initialement s’étendre jusqu’en 2027.
Cette décision intervient dans un contexte de profond remaniement de la hiérarchie militaire sous l’administration du président Donald Trump. Selon plusieurs sources concordantes, plus d’une dizaine de hauts gradés ont été relevés de leurs fonctions ou ont quitté leurs postes depuis 2025, dans le cadre d’une réorientation stratégique du Pentagone.
Le général Randy George, officier d’infanterie de carrière et diplômé de West Point, avait été nommé à la tête de l’armée de terre en 2023 après une longue carrière marquée par des déploiements lors de la guerre du Golfe, ainsi qu’en Irak et en Afghanistan. Il avait également occupé le poste de vice-chef d’état-major et servi comme conseiller militaire auprès de l’ancien secrétaire à la Défense Lloyd Austin.
Selon des responsables américains, le général Christopher LaNeve, actuel vice-chef d’état-major de l’armée, devrait assurer l’intérim à la tête de l’institution.
Ce changement intervient alors que les États-Unis sont engagés dans un contexte sécuritaire international tendu, notamment au Moyen-Orient, et qu’aucune explication détaillée n’a été fournie sur les motifs précis de cette décision, qui continue de susciter interrogations et réactions à Washington.

