WASHINGTON, lundi 26 janvier 3026 )RHINEWS)- Les anciens présidents démocrates Barack Obama et Bill Clinton ont appelé les Américains à « s’exprimer » et à « agir » après la mort d’Alex Pretti, tué ce week-end à Minneapolis, qualifiant l’événement de moment charnière susceptible de marquer durablement l’histoire récente des États-Unis.
Dans un communiqué publié dimanche, Barack Obama et son épouse Michelle Obama ont évoqué une « tragédie déchirante » et un « signal d’alarme pour tous les Américains, quelle que soit leur appartenance politique », estimant que « de nombreuses valeurs fondamentales de la nation sont de plus en plus mises à mal ».
Les Obama ont critiqué les méthodes employées par le département de la Sécurité intérieure (DHS), dénonçant des « tactiques sans précédent ». Ils ont notamment pointé « des agents fédéraux, dont des recrues masquées de l’ICE, agissant en toute impunité » et recourant à des pratiques « semblant conçues pour intimider, harceler, provoquer et mettre en danger les habitants d’une grande ville américaine ».
Selon eux, l’administration actuelle aurait, au contraire, contribué à aggraver la situation. « Plutôt que d’imposer discipline et responsabilité aux agents déployés, le président et les responsables de l’administration semblent désireux d’escalader la crise », ont-ils écrit, mettant en cause des explications officielles concernant les tirs mortels visant Alex Pretti et Renee Good, jugées « non étayées par une enquête sérieuse » et « contredites par des vidéos ».
Renee Good a été tuée ce mois-ci par un agent de l’ICE dans un quartier résidentiel de Minneapolis.
Les Obama ont exhorté les Américains à « s’inspirer de la vague de manifestations pacifiques à Minneapolis et ailleurs dans le pays » et ont appelé l’administration à coopérer avec le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey, afin « d’éviter davantage de chaos » tout en atteignant « des objectifs légitimes de maintien de l’ordre ».
La Maison-Blanche a réagi par la voix de sa porte-parole, Abigail Jackson, accusant Barack Obama de « chercher à semer davantage de divisions ». « Il devrait rejoindre le président Trump pour exhorter les dirigeants démocrates locaux à travailler avec l’administration afin d’éloigner des communautés américaines des immigrés illégaux criminels dangereux », a-t-elle déclaré, dénonçant des critiques qu’elle juge hostiles aux forces de l’ordre.
De son côté, l’ancien président Bill Clinton a qualifié les scènes observées à Minneapolis d’« horribles ». Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a estimé que le pays faisait face à « l’un de ces rares moments où les décisions et les actions entreprises façonnent l’histoire pour les années à venir ».
« Il appartient à tous ceux qui croient à la promesse de la démocratie américaine de se lever, de prendre la parole et de montrer que la nation appartient toujours à “Nous, le peuple” », a-t-il écrit, accusant par ailleurs « les responsables en charge » de « mentir au public ».
La Maison-Blanche a également répondu à ces déclarations, affirmant que Bill Clinton devrait plutôt « appeler les dirigeants démocrates du Minnesota à coopérer avec le gouvernement fédéral » sur les questions migratoires.

