WASHINGTON, vendredi septembre 2026 (RHINEWS)- Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé jeudi de nouvelles sanctions visant 11 acteurs cubains, dont huit entreprises et trois responsables militaires, que Washington accuse de contribuer à l’exploitation des ressources minières du pays et au développement des capacités militaires cubaines.
Selon M. Rubio, les mesures visent notamment quatre entreprises publiques impliquées dans l’exploitation des réserves de nickel de Cuba, ainsi que quatre entreprises militaires actives dans la recherche et le développement de systèmes d’armes, de capacités navales et de dispositifs de simulation de combat. Trois responsables militaires à la tête de ces structures sont également concernés.
« Aujourd’hui, conformément au décret présidentiel 14404, je désigne 11 acteurs qui alimentent cette exploitation », a déclaré le chef de la diplomatie américaine, faisant référence au décret intitulé Imposing Sanctions on Those Responsible for Repression in Cuba and for Threats to United States National Security and Foreign Policy.
Marco Rubio a affirmé que, depuis plusieurs décennies, le gouvernement cubain aurait concentré une partie importante des ressources de l’île entre les mains d’une élite militaire. Il a également établi un lien entre l’exploitation des ressources minières et le financement de l’appareil sécuritaire cubain.
« L’administration Trump ne restera pas sans agir alors que l’élite cubaine s’enrichit grâce à l’extraction des ressources et accumule des ressources pour l’appareil sécuritaire répressif cubain, tandis que le peuple cubain en est privé », a-t-il déclaré.
Les autorités américaines présentent ces sanctions comme un moyen de cibler les structures économiques et militaires qu’elles considèrent comme liées au pouvoir cubain. Washington affirme également que le président Donald Trump reste favorable à une évolution politique dans laquelle, selon les termes de M. Rubio, « Cuba serait gouvernée par son peuple, et non par une classe militaire qui considère l’avenir de l’île comme son héritage privé ».
Les nouvelles mesures sont prises sur la base du décret présidentiel 14404, qui prévoit notamment des sanctions contre des personnes apportant un soutien à l’appareil sécuritaire cubain ou considérées par les États-Unis comme responsables de répression à Cuba ou de menaces pour la sécurité nationale et la politique étrangère américaines.
Le département d’État indique également que ces mesures s’inscrivent dans le prolongement du décret présidentiel 14380, consacré aux menaces que représenterait le gouvernement cubain pour les États-Unis, ainsi que du National Security Presidential Memorandum 5. Ce dernier fixe notamment des orientations américaines concernant les droits humains, l’État de droit, les marchés et entreprises privés et la promotion de la démocratie à Cuba.
Les sanctions annoncées jeudi constituent une nouvelle étape de la politique de pression économique et politique exercée par Washington à l’encontre des autorités cubaines. Les États-Unis maintiennent depuis plusieurs années un ensemble de restrictions visant des entreprises et des structures liées à l’appareil militaire, sécuritaire et économique cubain.

