L’ONU salue toute initiative de cessez-le-feu au Liban et appelle à la fin des hostilités sur la Ligne bleue…

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NEW-YORK, jeudi 16 avril 2026 (RHINEWS)– Après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un cessez-le-feu entre le Liban et Israël, les Nations unies ont salué toute initiative susceptible de mettre fin aux combats et se sont dites prêtes à soutenir les efforts en cours. « Je viens de m’entretenir avec le Secrétaire général, qui a indiqué que nous accueillons évidemment favorablement toute initiative susceptible de mettre un terme aux hostilités et aux souffrances de part et d’autre de la Ligne bleue », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse, ajoutant que l’organisation, à travers ses missions politiques et de maintien de la paix, restait disposée à appuyer ces démarches et continuait d’appeler à la pleine application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Il a précisé que cette mise en œuvre devait ouvrir la voie à un cessez-le-feu durable et à une solution pérenne au conflit, tandis que la coordonnatrice spéciale pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, poursuit ses efforts de médiation auprès des parties concernées. « Comme nous l’avons toujours affirmé, il n’existe aucune solution militaire à ce conflit », a-t-il rappelé.

Selon des informations de presse, Israël aurait accepté une trêve de dix jours au Liban, destinée à suspendre les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien, bien que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ait affirmé que les forces israéliennes resteraient déployées dans le sud du Liban, où elles ont pris le contrôle de certains territoires et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes.

Sur le terrain, les agences humanitaires alertent sur une aggravation continue de la situation. Environ 1,2 million de personnes ont été déplacées à la suite d’ordres d’évacuation couvrant près de 15 % du territoire libanais, tandis que les combats près de Bint Jbeil continuent de perturber la circulation des civils et l’acheminement de l’aide. La destruction du pont de Qasmiyeh, axe stratégique vers Tyr, a isolé davantage les zones situées au sud du fleuve Litani, affectant plus de 106 000 personnes, alors qu’un seul point de passage reste opérationnel, avec des répercussions attendues sur les opérations de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Les attaques contre les infrastructures sanitaires se poursuivent également. Le porte-parole de l’ONU a indiqué que « les attaques contre les structures de santé se poursuivent ». Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 133 attaques ont été recensées en 44 jours, faisant 88 morts et 206 blessés, tandis que 15 hôpitaux et 7 centres de soins primaires ont été endommagés et plusieurs autres ont dû fermer. « Ces attaques exposent non seulement les intervenants de première ligne à un risque grave, mais compromettent aussi de manière critique la sécurité des patients et l’accès aux services de santé essentiels », souligne l’OMS.

L’attaque du 14 avril contre l’hôpital de Tebnin illustre l’impact direct des hostilités sur les structures médicales. Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué sur le réseau social X que « l’hôpital public de Tebnin, au Liban, l’un des hôpitaux de prise en charge des traumatismes les plus fréquentés du sud du pays, a été endommagé à la suite de deux frappes consécutives à proximité, les 12 et 14 avril. Onze membres du personnel ont été blessés et le service des urgences, y compris des équipements essentiels tels que les respirateurs, les moniteurs, les brancards et les chariots, a été endommagé ». Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) fait état d’une pression croissante sur un système de santé déjà fragilisé, confronté à la surcharge des établissements, aux pénuries de fournitures et aux dommages aux infrastructures.

Dans ce contexte, les agences humanitaires soulignent que les hôpitaux sont saturés et doivent prendre en charge à la fois les blessés du conflit et les soins de routine, tandis que des menaces et attaques visant le personnel médical et les ambulances continuent d’être signalées. Plus de 1,2 million de personnes restent déplacées, dont plus de 140 000 dans des abris collectifs, avec des déplacements répétés pour de nombreuses familles et une impossibilité de retour en raison des combats et des destructions. « La surpopulation dans les abris et la pression soutenue sur les services essentiels persistent, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines », a insisté l’OCHA, appelant à maintenir l’accès humanitaire et à rechercher une désescalade urgente.