L’IPAM accuse les ambassades américaines et canadiennes en Haïti d’ingérence “arrogante” et de désinformation, et réaffirme son soutien à Fritz Alphonse Jean…

Fritz Alphonse Jean, President du Conseil Presidentiel de Transition (CPT)...

LIMONADE (Nord), jeudi 27 novembre 2025 (RHINEWS)- L’Inisyativ Patriyòt Maryen (IPAM) accuse les ambassades des États-Unis et du Canada en Haïti de mener une politique de pression « fondée sur la désinformation » et d’exercer une influence « arrogante » sur les affaires internes du pays. Dans un communiqué publié le 25 novembre 2025 à Limonade, l’organisation affirme que ces missions diplomatiques tentent d’imposer leurs intérêts politiques en s’attaquant à l’intégrité de personnalités haïtiennes.

Selon IPAM, les ambassades auraient recours à des méthodes « reposant sur des accusations infondées », au point de rappeler, selon elle, « les justifications mensongères avancées lors de l’invasion de l’Irak au début des années 2000 ». L’organisation juge particulièrement grave l’association établie par l’ambassade américaine entre le conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean et des questions liées au grand banditisme, estimant qu’il s’agit d’« une banalisation irresponsable de la lutte contre les gangs, fondée sur la manipulation et la déformation des faits ».

IPAM assure que la population haïtienne aspire à une coopération internationale transparente et respectueuse, et non à une diplomatie « reposant sur le mensonge, la menace ou la stigmatisation de ceux qui ne partagent pas les positions des chancelleries étrangères ». L’organisation s’interroge également sur la capacité des représentations diplomatiques à accepter un processus électoral dont les résultats ne serviraient pas leurs intérêts.

Dans son communiqué, l’organisation réaffirme son soutien « total et sans équivoque » au conseiller présidentiel Fritz Alphonse Jean. Elle l’estime victime d’une campagne de dénigrement orchestrée, selon elle, par l’ancien commissaire du gouvernement Didier Fils Aime avec la complaisance des ambassades américaine et canadienne. IPAM affirme que cette stratégie viserait à discréditer le conseiller en l’associant à des réseaux criminels inexistants et à « salir son honneur pour l’écarter du débat politique ». Elle soutient que cette offensive aurait commencé après que Fritz Alphonse Jean a dénoncé la gestion jugée « abusive et opaque » des ressources publiques et demandé la révocation de Didier Fils Aime.

IPAM replace ses accusations dans une continuité historique, rappelant que des décisions étrangères ont déjà eu, selon elle, des effets déstabilisateurs majeurs sur l’économie et la souveraineté du pays. L’organisation cite notamment la destruction de la production rizicole dans l’Artibonite dans les années 1990, la gestion contestée du fonds de reconstruction après le séisme de 2010, et l’implantation d’appareils électoraux qui auraient affaibli l’autonomie institutionnelle d’Haïti.

Le communiqué attire également l’attention sur les finances publiques, dénonçant une augmentation substantielle de la dette nationale, qui aurait dépassé cinq milliards de gourdes. IPAM affirme que ces ressources continuent de profiter à des réseaux privés influents, notamment des lobbys et des opérateurs économiques proches de Didier Fils Aime, contribuant selon elle au maintien de « mécanismes de domination sur les institutions de l’État ».

L’organisation appelle enfin la population à une vigilance collective face aux « campagnes orchestrées » visant à discréditer Fritz Alphonse Jean. Elle encourage les membres du Conseil présidentiel de transition à procéder à une évaluation rigoureuse de leurs responsabilités et des résultats obtenus, estimant que les « dérives actuelles » requièrent une prise de conscience commune.