Les signataires de l’Accord Caribé appellent à une mobilisation générale le 18 novembre pour exiger le départ du CPT…

Les 9 membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au Palais National

PORT-AU-PRINCE, dimanche 16 novembre 2025 (RHINEWS)– Les signataires de l’Accord Caribé ont lancé un appel à une « mobilisation générale » le 18 novembre prochain afin de réclamer le départ du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qu’ils accusent d’avoir échoué dans sa mission de stabilisation du pays et de préparation du processus électoral.

Dans une déclaration transmise à la presse, les signataires affirment que le CPT « n’a pas su rétablir la sécurité, promouvoir la bonne gouvernance ni créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles ». Selon eux, l’équipe au pouvoir « a failli dans toutes les responsabilités qui lui avaient été confiées ».

« Le CPT s’est montré incapable de faire reculer l’insécurité criminelle qui ravage le pays », indiquent-ils, soulignant que la situation sécuritaire « s’est profondément détériorée alors que les attentes de la population étaient claires et urgentes ».

Les signataires évoquent également une gouvernance déficiente. « Le pays attendait de la transparence, de la rigueur et un minimum d’efficacité administrative. Aucun de ces engagements n’a été respecté », affirment-ils, dénonçant des « dérives, incohérences et pratiques incompatibles avec la mission de transition ».

Ils estiment par ailleurs que le CPT a « échoué à créer un environnement politique et institutionnel propice à la tenue d’élections », pointant l’absence de progrès significatifs dans la mise en place des dispositifs légaux et logistiques nécessaires. « À ce jour, rien n’indique que des élections honnêtes, inclusives et démocratiques puissent être organisées sous l’actuel leadership », ajoutent-ils.

Face à ce qu’ils qualifient de « blocage total de la transition », les signataires invitent la population à descendre dans les rues le 18 novembre, date symbolique dans l’histoire nationale. « Il est du devoir citoyen de rappeler que l’État doit rendre des comptes. La mobilisation du 18 novembre vise à réaffirmer la souveraineté populaire et exiger une transition véritablement orientée vers les élections et la sécurité », déclarent-ils.

Les signataires affirment enfin que leur démarche s’inscrit dans une perspective « pacifique, démocratique et conforme aux aspirations du peuple haïtien », et appellent les forces sociales, politiques et citoyennes à s’y joindre.