WASHINGTON, jeudi 8 janvier 2026 (RHINEWS)- Le président américain Donald J. Trump a ordonné le retrait des États-Unis de nombreuses organisations internationales, conventions et mécanismes multilatéraux jugés « contraires aux intérêts des États-Unis », selon un mémorandum présidentiel adressé aux chefs des départements et agences exécutifs.
Dans ce document daté du 7 janvier 2026, le président rappelle qu’il avait signé, le 4 février 2025, le décret exécutif 14199 chargeant le secrétaire d’État de procéder à « un examen de toutes les organisations intergouvernementales internationales dont les États-Unis sont membres ou auxquelles ils apportent un financement ou un autre soutien », ainsi que des conventions et traités auxquels le pays est partie. « Le secrétaire d’État a rendu son rapport comme l’exigeait le décret exécutif 14199 », est-il précisé.
Après avoir examiné ce rapport et consulté son cabinet, Donald Trump affirme avoir conclu « qu’il est contraire aux intérêts des États-Unis de rester membres, de participer ou de fournir un soutien » aux entités listées dans le mémorandum. Il ordonne en conséquence aux départements et agences fédéraux de « prendre immédiatement les mesures nécessaires pour effecter le retrait des États-Unis des organisations énumérées […] dès que possible ».
Le texte distingue les organisations non affiliées aux Nations unies et les entités relevant du système onusien. Parmi les structures non onusiennes figurent notamment le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’Organisation internationale des bois tropicaux ou encore l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale. Côté Nations unies, le mémorandum mentionne, entre autres, le Programme des Nations unies pour le développement urbain, le Fonds des Nations unies pour la population, l’Entité des Nations unies pour l’égalité des sexes, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ainsi que plusieurs commissions économiques régionales relevant de l’ECOSOC.
Pour les entités des Nations unies, le président précise que le retrait « signifie la cessation de la participation ou du financement de ces entités dans la mesure permise par la loi ». Il ajoute que l’examen des conclusions supplémentaires du secrétaire d’État « reste en cours ».
Le mémorandum indique par ailleurs que le secrétaire d’État « fournira des orientations supplémentaires si nécessaire » afin de guider les agences dans la mise en œuvre de cette décision. Le texte souligne également qu’il sera appliqué « conformément au droit applicable et sous réserve de la disponibilité des crédits », et qu’il « ne crée aucun droit ou avantage, substantiel ou procédural, susceptible d’être invoqué en justice ».

