Le Conseil de sécurité autorise la création d’une force internationale de stabilisation à Gaza…

Les membres du Conseil de Securite de l'ONU en reunion...

NEW-YORK, lundi 17 novembre 2025 (RHINEWS)– Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi une résolution autorisant la mise en place d’une force internationale de stabilisation dans la bande de Gaza, territoire ravagé par deux années de conflit entre Israël et le Hamas.

Le texte, présenté par les États-Unis, a obtenu 13 voix pour et 2 abstentions (Chine et Russie). La résolution entérine le « Plan d’ensemble du président Donald J. Trump » censé mettre fin au conflit et demande à toutes les parties de l’appliquer intégralement, en particulier le respect « de bonne foi » et « sans délai » du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.

Selon le document adopté, le plan américain prévoit la création d’un Conseil de paix chargé de coordonner les efforts de reconstruction, le déploiement d’une Force internationale de stabilisation, ainsi que la reprise complète de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. La force doit contribuer au maintien du cessez-le-feu et prévenir tout vide politique susceptible d’être exploité par le Hamas.

Avant la mise aux voix, le représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies, Mike Waltz, a défendu le texte en soulignant que « voter ‘oui’, c’est affirmer notre humanité commune » et « dire que les Nations Unies peuvent encore être un phare et non un témoin passif ». Il a estimé qu’un vote négatif équivaudrait à « revenir à la guerre ».

La résolution établit un cadre juridique international considéré comme indispensable par les États susceptibles de contribuer en troupes ou en financements. Elle ne prévoit pas de présence de maintien de la paix sous commandement direct des Nations Unies.

À propos du déploiement d’une telle force, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait rappelé récemment que « toute entité créée à Gaza doit bénéficier de la légitimité d’un mandat du Conseil de sécurité ».

Selon plusieurs diplomates, l’adoption du texte pourrait ouvrir la voie à une phase de stabilisation et de reconstruction, combinant garanties sécuritaires et réformes de gouvernance après des années de combats.