La FUSION dénonce un décret du CPT qu’elle qualifie de tentative d’auto-immunité…

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PORT-AU-PRINC, lundi 29 décembre 2025 (RHINEWS)- Le parti FUSION a vivement critiquéundécret adopté par le Conseil présidentiel de transition (CPT), estimant que ce texte vise à « soustraire certains de ses membres à la justice de droit commun après le 7 février » et constitue une atteinte directe à l’État de droit, selon un communiqué de l’organisation politique.

Dans cette prise de position, La FUSION affirme que « la loi n’est pas un refuge pour l’impunité », dénonçant un décret qui ne relèverait « ni d’une réforme institutionnelle, ni d’une garantie de stabilité », mais d’« une manœuvre d’auto-protection, prise à la veille de la fin du mandat, pour échapper à toute reddition de comptes ».
Selon le parti, l’utilisation d’un décret à des fins de protection personnelle « détourne l’idée même d’État de droit ». « Créer un régime d’exception pour quelques-uns, pendant que le peuple reste exposé à une justice expéditive, c’est instaurer un système de deux poids, deux mesures », soutient-elle.

La FUSION rappelle en outre que « aucun décret ne peut placer des dirigeants au-dessus de la loi », qu’« aucune fonction, fût-elle transitoire, ne donne droit à l’impunité » et que « la fin d’un mandat ne peut être suivie d’un verrouillage judiciaire ». Pour l’organisation, ce décret « traduit une chose simple : la peur de rendre des comptes ».

Dans son communiqué, la Fusion insiste sur le principe d’égalité devant la justice, estimant que « la loi n’est pas faite pour blanchir les abus, ni pour servir de bouclier aux abus politiques ou financiers », mais pour « protéger la République et garantir l’égalité devant la justice ».

S’appuyant sur l’histoire politique du pays, La FUSION souligne que « gouverner, ce n’est pas se déclarer intouchable, c’est accepter de répondre de ses actes devant le même droit que tous ». Elle exige l’abrogation de tout décret d’auto-immunité et appelle à ce que le départ du CPT, prévu le 7 février, se fasse « dans la transparence et le respect du droit commun ».