PORT-AU-PRINCE, mercredi 7 janvier 2026 (RHINEWS)– La Centrale Unitaire des Travailleurs et Travailleuses des Secteurs Public et Privé d’Haïti (CUTRASEPH) a publié une note de protestation pour dénoncer l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, survenu dans la nuit du 2 au 3 janvier, à la suite d’une intervention militaire américaine. L’organisation haïtienne dénonce également les pertes humaines liées à cette opération, estimant qu’au moins 32 ressortissants cubains et 88 citoyens vénézuéliens ont été tués, selon son communiqué.
« Cet acte d’ingérence inqualifiable remet gravement en cause les principes élémentaires du Droit International et de la Charte des Nations Unies », affirme la CUTRASEPH, qualifiant l’opération de « précédent fâcheux » et de « menace sérieuse pour la coexistence pacifique des États à l’échelle mondiale ».
L’organisation appelle à une mobilisation internationale en solidarité avec le peuple vénézuélien et exhorte toutes les forces progressistes et anti-impérialistes, notamment les travailleurs, artistes et intellectuels, à se mobiliser « à l’échelle des cinq continents ».
« Il faut exiger et obtenir la libération immédiate et sans condition du président Nicolás Maduro et de son épouse, la fin de ces actes odieux de prédation, le respect du droit à la souveraineté et à l’autodétermination des peuples, ainsi que le rétablissement des principes du Droit International et de la Charte des Nations Unies », souligne le texte.
La CUTRASEPH souligne également la détermination du peuple vénézuélien et de son gouvernement, qui « continuent de résister et de maintenir haut le flambeau de la lutte afin d’empêcher le pillage de leurs richesses et de sauvegarder leur souveraineté nationale ». L’organisation a par ailleurs rendu hommage aux 32 ressortissants cubains morts dans le cadre de cette opération, les qualifiant de « héros tombés dans le cadre de leur mission de solidarité régionale ».

