La Chambre des représentants avance un projet de loi pour protéger les immigrés haïtiens, défiant la politique de Trump…

Congres des Etas-Unis...

WASHINGTON, jeudi 16 avril 2026 (RHINEWS)-  La Chambre des représentants des États-Unis a franchi une étape clé pour faire avancer un projet de loi visant à protéger des centaines de milliers d’immigrés haïtiens, dans un mouvement bipartisan qui s’oppose aux politiques migratoires défendues par le président Donald Trump.

Le texte, soutenu par l’ensemble des élus démocrates et une poignée de républicains, prévoit de prolonger pour trois ans le statut de protection temporaire (TPS), dont bénéficient environ 350 000 ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis. Ce statut leur permet de travailler légalement et d’éviter l’expulsion en raison de l’instabilité persistante en Haïti. 

La procédure a été rendue possible grâce à une « discharge petition », un mécanisme parlementaire permettant de contourner la direction de la Chambre en réunissant au moins 218 signatures. Six élus républicains se sont joints aux démocrates pour atteindre ce seuil et imposer l’examen du texte. 

Certains élus ont insisté sur les conséquences concrètes d’une suppression de ces protections. « Si vous mettez fin [au TPS] sans régler la question de l’autorisation de travail, cela provoquera une énorme crise dans notre système de santé », a déclaré le représentant républicain Mike Lawler, soulignant la forte présence de travailleurs haïtiens dans ce secteur. 

Les promoteurs du projet de loi affirment également que renvoyer ces migrants vers Haïti, en proie à une grave crise sécuritaire et humanitaire, mettrait leur vie en danger. 

Cette initiative intervient dans un contexte de bras de fer judiciaire et politique autour du TPS. L’administration Trump cherche à mettre fin à ce dispositif pour plusieurs nationalités, dont les Haïtiens, estimant que les conditions dans leur pays d’origine se sont améliorées – une position contestée devant les tribunaux.

Le projet de loi doit encore être adopté formellement par la Chambre, puis examiné par le Sénat, où son avenir demeure incertain. Néanmoins, cette avancée marque une rare prise de distance d’une partie des élus républicains vis-à-vis de la ligne migratoire défendue par le président.