GEORGETOWN, vendredi 9 janvier 2026 (RHINEWS)– Le Groupe de personnalités éminentes (Eminent Persons Group, EPG) de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) s’est dit, vendredi, « profondément préoccupé » par l’incapacité des acteurs haïtiens à s’accorder sur un processus de transition alternatif, alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition doit prendre fin le 7 février 2026.
Dans une déclaration publiée le 9 janvier depuis le siège du Secrétariat de la CARICOM à Turkeyen, près de Georgetown, en Guyana, l’EPG souligne que, « compte tenu des efforts soutenus de la CARICOM et de la communauté internationale pour appuyer un processus dirigé par les Haïtiens, le groupe est profondément préoccupé par la lenteur des parties prenantes à trouver un terrain d’entente et à se rassembler autour d’un accord consensuel haïtien sur un processus de transition alternatif, malgré les points de convergence dans les multiples propositions rendues publiques ».
Le Groupe de personnalités éminentes affirme poursuivre ses bons offices auprès des parties prenantes haïtiennes, alors que le pays est confronté à de graves défis politiques, sécuritaires et institutionnels. Il rappelle être « particulièrement conscient » du caractère imminent de l’échéance du Conseil présidentiel de transition.
L’EPG appelle les acteurs politiques et sociaux à faire preuve de sens des responsabilités et de dépassement. « Le groupe exhorte les parties prenantes à faire prévaloir le patriotisme sur tout autre sentiment, afin que les Haïtiens puissent déterminer eux-mêmes leur destinée », indique la déclaration.
Selon la CARICOM, il est « vital » qu’un consensus soit trouvé avant le 7 février 2026, impliquant les acteurs politiques, la société civile et la population haïtienne. « Un échec à parvenir à un accord pourrait entraîner des répercussions indésirables », prévient le Groupe, ajoutant que « le temps est donc un facteur essentiel ».
La CARICOM, organisation régionale fondée en 1973 et regroupant quinze États membres et six membres associés, réaffirme par cette prise de position son engagement en faveur d’une solution haïtienne à la crise, fondée sur le dialogue, le consensus et la souveraineté nationale.

