Haïti : quatre militaires salvadoriens toujours recherchés après une embuscade à Santo…

Des militaires etrangers...

PORT-AU-PRINCE, lundi 19 octobre 2026 (RHINEWS) – Quatre militaires salvadoriens déployés en Haïti au sein de la Force de répression des gangs (FRG) restaient introuvables lundi après une embuscade contre leur véhicule blindé, dimanche, à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets. Des opérations de recherche ont été engagées, mais les affrontements entravent l’accès au secteur.

Dans un communiqué daté du 18 octobre, les Forces armées du Salvador précisent que les quatre hommes sont des techniciens aéronautiques appartenant à la Force opérationnelle Libertad II. Ils regagnaient leur camp lorsqu’ils ont été attaqués par des groupes criminels lourdement armés.

« Durant l’attaque, les groupes criminels ont utilisé des armes à feu et des engins explosifs, provoquant d’intenses affrontements armés », indique l’institution militaire. Le blindé a été touché par les explosifs avant de prendre feu. « Nos quatre militaires ont toutefois réussi à en sortir », ajoute-t-elle, sans préciser leur état de santé ni leur localisation.

Des hélicoptères salvadoriens ont été déployés en appui. Selon le communiqué, leur intervention a fait reculer les assaillants, mais les appareils ont également essuyé des tirs et reçu des impacts de balles.

L’armée indique avoir engagé des opérations de soutien avec les contingents d’autres pays présents en Haïti. « De multiples tentatives d’approche par voie terrestre et aérienne ont été effectuées, mais elles ont été entravées par l’intensité des affrontements et les conditions de sécurité dans la zone », précise-t-elle.

Selon les informations rapportées par le Miami Herald, l’embuscade se serait produite vers 13 h 30, devant un orphelinat accueillant des enfants en situation de handicap. Les militaires auraient effectué des achats dans le secteur avant de reprendre la route de leur camp. Le quartier est sous l’emprise des groupes armés 400 Mawozo et Chen Mechan, d’après le journal.

Une personne présente dans l’orphelinat a décrit une nuit de tirs et de survols d’hélicoptères, durant laquelle les occupants sont restés regroupés dans une pièce. « Les enfants ont peur », a-t-elle témoigné. La FRG a confirmé l’attaque et la riposte de ses militaires, tout en demandant aux habitants de Santo et des environs de rester chez eux jusqu’à nouvel ordre.

Dans son communiqué, l’armée salvadorienne souligne que la Force opérationnelle Libertad II poursuit son travail avec le commandement de la FRG et les forces internationales pour « établir le contact et déterminer la localisation de nos militaires ». Le document ne fait état d’aucun décès et ne confirme aucune capture.

Cette attaque intervient alors que la force internationale poursuit son déploiement. Plus de 1 500 militaires sont présents et environ 4 000 autres sont attendus dans les prochains mois.