Haïti-politique : la Fusion appelle à un consensus national à l’approche de la fin annoncée de la mission du pouvoir en place…

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PORT-AU-PRINCE, vendredi 19 décembre 2025 (RHINEWS)- À moins de cinquante (50) jours de l’échéance qu’il considère comme la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (KPT) et du gouvernement, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH/Fusion) a lancé un nouvel appel pressant au dialogue national et à la recherche d’un consensus entre les acteurs haïtiens afin d’éviter une nouvelle crise politique au sommet de l’État, selon une note de conjoncture publiée à Port-au-Prince  .

Dans ce document daté du 19 décembre 2025, la Fusion rappelle que « nan 50 jou KPT a ak tout gouvènman ap blije kite pouvwa a », affirmant que cet engagement devra être respecté. Le parti souligne avoir averti depuis le début de l’année qu’il ne fallait pas attendre le 6 février pour constater l’absence d’un président élu dans le pays, indiquant avoir lancé dès le jour J-150 un « compte à rebours » et invité l’ensemble des secteurs haïtiens à se réunir « san dikte okenn etranje » afin de décider collectivement de l’avenir institutionnel du pays  .

Selon la Fusion, cet appel a été réitéré à J-100, avec la proposition de rechercher un médiateur haïtien capable de rassembler les acteurs politiques et sociaux autour d’une solution consensuelle. À J-50, le parti estime que le temps est désormais compté, affirmant que le pouvoir en place « echwe sou tout la liy » et ne peut être reconduit. Le message, précise-t-il, ne s’adresse pas uniquement aux dirigeants politiques mais aussi aux partis, à la société civile et au secteur privé, invitant ces acteurs à dépasser les initiatives fragmentées et les intérêts partisans  .

La Formation réaffirme sa conviction que « dyalòg se meyè fason pou regle pwoblèm politik » et indique s’être engagée, avec d’autres partis, dans une démarche discrète de concertation autour d’un document de travail destiné aux différents secteurs. Elle reconnaît certaines avancées, tout en soulignant l’urgence de la situation et la nécessité d’agir rapidement pour éviter de « sòti nan yon kriz pou tonbe nan yon lòt kriz nan tèt Leta a »  .

Dans cette perspective, la Fusion lance ce qu’elle présente comme un « dènye apèl », proposant de confier la médiation à deux ou trois institutions jugées crédibles, telles que le secteur religieux ou l’Université d’État d’Haïti, afin de réunir rapidement un groupe représentatif d’acteurs et de parvenir à une solution susceptible de satisfaire la majorité des secteurs du pays avant la fin de l’année. Le parti estime qu’il faudra ensuite du temps pour choisir un président, un Premier ministre et les membres du gouvernement, insistant sur la nécessité de constituer « yon ekip konpetan epi serye » capable de sortir le pays de l’impasse actuelle.