PORT-AU-PRINCE, lundi 1er septembre 2025 (RHINEWS) – Le “Mouvman Patriyotik Pou Lavi”(MOPAL) a exprimé lundi son « indignation et sa révolte » face aux destructions massives perpétrées par le groupe armé Viv Ansanm dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment Solino, Nazon, Christ-Roi et le bas-Delmas.
« Les images circulant sur les réseaux sociaux laissent l’impression que ces quartiers ont connu la guerre pendant des années », déplore le communiqué signé par le député Ulrick St Cyr, président du Conseil exécutif du mouvement, et le Dr Renan Armstrong Charlot, vice-président.
Le MOPAL s’interroge sur les motivations profondes de ces violences : « Comment et pourquoi des Haïtiens ont pu développer cette haine contre leurs compatriotes au point de les réduire à néant ? » Le groupe armé est accusé d’avoir « violé, tué, pillé, incendié et emporté tout sur son passage » avant d’inviter les victimes à regagner des habitations en ruines.
Le mouvement souligne que les conditions infra-humaines dans lesquelles survivent les déplacés, regroupés dans des camps précaires, les poussent malgré eux à envisager un retour. Mais il met en garde contre une telle démarche : « Ceux-là qui nous ont chassés, kidnappés, tués, violés, pillé et incendié nos maisons hier ne peuvent pas sincèrement nous garantir protection et sécurité aujourd’hui. »
Le MOPAL reproche au plus haut niveau de l’État son silence face à cette tragédie. « Mise à part la Police nationale d’Haïti qui exhorte les populations à la prudence et à la vigilance, les autorités au plus haut niveau de l’État n’ont à date pipé mot », dénonce le communiqué.
Pour le mouvement, la seule voie crédible passe par une reprise en main des zones dévastées par l’État. « Si les bandits sont de bonne foi, ils doivent non seulement abandonner les quartiers qu’ils ont dévastés, mais remettre leurs armes aux forces de l’ordre, puis se rendre », insiste le texte. Ce n’est qu’à cette condition qu’un retour pourrait être envisagé, avec l’accompagnement de l’État.
Le MOPAL appelle enfin les autorités à « investir les lieux abandonnés par les bandits pour y restaurer la sécurité et réaliser de vastes travaux d’aménagement et de réhabilitation susceptibles de garantir un prompt retour de nos compatriotes ».

