BELÉM (Brésil), vendredi 7 novembre 2025 (RHINEWS)- Le Conseiller-Président du Conseil présidentiel de transition, Smith Augustin, a exhorté la communauté internationale à « reconnaître l’urgence d’agir, et d’agir ensemble » contre les effets du réchauffement climatique, lors de son intervention à l’Assemblée plénière de la COP30 qui se tient à Belém, au Brésil.
S’exprimant au nom d’Haïti, M. Augustin a déclaré porter « la voix du peuple haïtien » à cette conférence décisive, rappelant que les États insulaires en développement vivent déjà « une menace existentielle ». « Si l’on parvient à perdre son territoire, on perd son identité, son histoire et sa culture. On perd tout », a-t-il affirmé, soulignant que la montée des eaux pourrait faire disparaître des villes côtières et « même des îles entières » dans les décennies à venir .
Le Conseiller-Président a insisté sur la vulnérabilité extrême d’Haïti, classé « au premier rang de l’indice mondial des risques climatiques », tout en faisant état de multiples impacts : sécheresse, inondations côtières, baisse du rendement agricole, salinisation des sols et érosion de la biodiversité. Il a rappelé que l’ouragan Melissa, qui a frappé le pays la semaine dernière, « a fait 47 morts, 17 disparus et des dégâts matériels considérables dans le Sud et l’Ouest », exprimant les « pensées émues » du Conseil présidentiel aux victimes et aux communautés touchées dans toute la région caraïbe .
Évoquant les efforts déjà entrepris par l’État haïtien depuis 2005 — dont plusieurs communications nationales, un Plan d’action national d’adaptation, une politique nationale sur les changements climatiques et l’adhésion au Programme pilote pour la résilience climatique — M. Augustin a rappelé que ces démarches ne suffiront pas sans soutien extérieur. « Les pays les moins responsables du réchauffement climatique ne pourront pas réussir leur adaptation sans une solidarité internationale sincère et agissante », a-t-il déclaré.
Il a en outre regretté que les engagements financiers et techniques des États industrialisés « n’aient pas toujours été tenus ni suivis d’effets décisifs », appelant à transformer les promesses en actions tangibles. « J’espère que la COP30 sera l’occasion de reconnaître l’urgence d’agir (…) Ce sera de la justice climatique pour la préservation de notre planète commune », a-t-il conclu .

