Haïti : Bukele menace les gangs après l’enlèvement de quatre techniciens salvadoriens…

Native Bukeke, Presudent du Salvador…

Par Jude Martinez Claircidor

PORT-AU-PRINCE, mercredi 21 octobre 2026 (RHINEWS) – Le président salvadorien Nayib Bukele a menacé mercredi de renforcer les opérations militaires contre les gangs en Haïti si les quatre ressortissants salvadoriens enlevés dimanche ne sont pas libérés sains et saufs.

Dans un message publié sur son compte X, le chef de l’État a précisé que les quatre otages étaient des techniciens de l’aviation participant à une mission internationale en Haïti. Leur travail consiste notamment à effectuer des évacuations médicales et à sauver des vies, a-t-il souligné.

Selon Bukele, les quatre hommes ont été enlevés alors qu’ils revenaient d’un marché où ils étaient allés acheter de la nourriture. Il a annoncé le lancement d’une opération militaire destinée à obtenir leur libération, tout en avertissant les chefs de gangs que les actions engagées ne représentaient qu’un début si les otages n’étaient pas relâchés.

« Rendez-nous nos quatre compatriotes vivants, sans aucun mal, et tout redeviendra comme avant le kidnapping », a-t-il déclaré, selon la traduction française de son message en créole.

Le président salvadorien a également évoqué les opérations menées dans son pays contre les gangs, affirmant que des mesures similaires pourraient être prises en Haïti.

Sur le terrain, la tension était vive mercredi à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, où des tirs nourris et des rafales d’armes automatiques ont été entendus. Ces détonations, dont l’origine n’était pas établie dans l’immédiat, ont perturbé les activités dans la plaine du Cul-de-Sac.

La circulation automobile, le commerce et plusieurs autres activités ont été affectés par cette situation.

De son côté, le gouvernement haïtien affirme faire de la libération des quatre ressortissants salvadoriens une priorité absolue. Lors d’une réunion de haut niveau tenue mercredi à la Primature, les autorités ont évalué les interventions en cours ainsi que les mesures à prendre, en coordination avec la Force de répression des gangs (FRG).

Dans un communiqué, l’exécutif a réaffirmé sa détermination à renforcer les opérations des forces de sécurité et à rétablir l’autorité de l’État face aux groupes armés.

L’enlèvement des quatre techniciens intervient dans un contexte de violences persistantes en Haïti, où les groupes armés continuent de menacer la sécurité des populations et de perturber les activités économiques et les déplacements.