WASHINGTON, vendredi 8 août 2025 (RHINEWS) – Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu’il rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine le vendredi 15 août 2025 en Alaska, dans le cadre d’efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu en Ukraine.
« La rencontre très attendue entre moi, président des États-Unis d’Amérique, et le président Vladimir Poutine, de Russie, aura lieu vendredi prochain, 15 août 2025, dans le grand État d’Alaska », a écrit M. Trump sur le réseau Truth Social.
Les détails logistiques de ce sommet restent incertains, notamment quant à la participation éventuelle du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy. L’ambassade de Russie à Washington n’a pas immédiatement réagi à la demande de commentaires.
Selon un responsable de la Maison-Blanche, Moscou a soumis une liste de conditions pour un cessez-le-feu, actuellement examinées par Washington en consultation avec Kiev et les alliés européens. M. Zelenskyy et les autorités ukrainiennes réaffirment qu’ils ne céderont aucune portion de territoire annexée illégalement par la Russie.
Dans un communiqué, la porte-parole Karoline Leavitt a rappelé que « le président Trump est clair depuis qu’il a hérité de cette guerre de Joe Biden il y a six mois : il veut y mettre fin à la table des négociations ». Elle a précisé que l’envoyé spécial Steve Witkoff avait de nouveau rencontré M. Poutine pour discuter « des pistes vers la paix », pistes actuellement partagées avec les Ukrainiens et les Européens.
Vendredi, les conseillers à la sécurité nationale européens et américains ont tenu une conférence téléphonique pour harmoniser leur position face à Moscou. Le secrétaire d’État Marco Rubio, ainsi que les envoyés spéciaux Steve Witkoff et Keith Kellogg, y ont pris part.
Jeudi, M. Trump avait souligné qu’une rencontre entre Poutine et Zelenskyy n’était pas une condition préalable à ses discussions avec le dirigeant russe. Le Kremlin avait rejeté l’idée d’un sommet trilatéral. M. Poutine a déclaré à Moscou : « De l’intérêt a été manifesté des deux côtés. Peu importe qui en a parlé le premier. » Concernant un entretien direct avec M. Zelenskyy, il a précisé : « En principe, je n’y suis pas opposé, mais certaines conditions doivent être créées. Elles sont encore loin d’être réunies. »
Vendredi, M. Zelenskyy a indiqué sur X avoir discuté avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa, réitérant que « le chemin vers la paix doit commencer par un cessez-le-feu » et accusant la Russie d’être « la seule raison de la prolongation de la guerre ».
Lors d’un événement à la Maison-Blanche avec des dirigeants d’Azerbaïdjan et d’Arménie, M. Trump a évoqué l’éventualité d’« échanges » territoriaux entre Moscou et Kiev : « C’est compliqué. On va récupérer certaines zones, en échanger d’autres, pour l’amélioration des deux parties », a-t-il affirmé.
M. Zelenskyy refuse toutefois toute discussion laissant à la Russie le contrôle de la Crimée.
La rencontre en Alaska marquera le premier tête-à-tête Trump-Poutine depuis le début du second mandat de M. Trump. Le président américain et M. Zelenskyy se sont rencontrés à plusieurs reprises ces sept derniers mois, notamment lors d’un échange houleux en février dans le Bureau ovale et en marge des funérailles du pape François en avril.
Pendant sa campagne présidentielle l’an dernier, M. Trump avait promis de faire de la fin de la guerre en Ukraine une priorité, oscillant depuis entre des critiques envers M. Poutine et M. Zelenskyy. Jeudi, il s’est dit « très déçu » et a affirmé attendre de M. Poutine une décision sur un cessez-le-feu : « C’est à lui de décider. Nous allons voir. »

