PORT-AU-PRINCE, jeudi 22 janvier 2026 (RHINEWS)- Le conseiller-président observateur au Conseil présidentiel de transition (CPT), Frinel Joseph, s’est publiquement démarqué de la décision prise par la majorité des membres du CPT de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, appelant à une approche guidée par l’intérêt collectif et la priorité absolue accordée au processus électoral.
Dans une déclaration, Frinel Joseph qui s’aligne sur la position de l’ambassade américaine, a estimé que, dans le contexte actuel marqué par de « multiples et profondes crises », toute décision engageant l’avenir du pays doit être fondée « non sur des intérêts politiques partisans ou personnels, mais sur la primauté de l’intérêt collectif, au service du peuple haïtien et de l’aboutissement du processus électoral ».
Le conseiller-président, qui se pose en donneur de leçon, a souligné que l’année 2026 doit constituer « un tournant décisif » pour Haïti, notamment en matière de sécurité et de gouvernance. « L’année 2026 doit marquer la restauration de la sécurité, le rétablissement de l’autorité de l’État et le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré.
Frinel Joseph a également rappelé que depuis près de dix ans, la population haïtienne n’a pas été en mesure d’exprimer sa volonté à travers des élections libres et inclusives. « Depuis près de dix ans, la voix du peuple haïtien n’a ni été entendue ni comptabilisée à travers les urnes », a-t-il affirmé.
Insistant sur l’urgence du retour au processus électoral, il a estimé que celui-ci ne peut être perçu comme un simple objectif politique. « Le retour aux urnes ne peut être une option parmi d’autres. Il s’agit d’une responsabilité historique et morale », a-t-il soutenu, ajoutant que les élections doivent constituer « la priorité absolue, le devoir majeur et le principal point de convergence pour refonder la légitimité démocratique et restaurer l’espoir au sein de la nation ».

