États-Unis : Trump affirme que la guerre contre l’Iran est « proche de son terme », sans préciser l’issue…

Donald Trump, President des EtatsUnis...

WASHINGTON, jeudi 2 avril 2026 (RHINEWS)  Le président Donald Trump a déclaré mercredi soir que l’intervention militaire américaine contre l’Iran était « proche de son terme », lors d’une allocution télévisée à la nation d’une vingtaine de minutes, consacrée principalement à la défense de cette guerre et à la justification de ses objectifs.

Dans ce discours prononcé depuis la Maison-Blanche, le président a affirmé que les États-Unis étaient « sur le point d’achever presque tous leurs objectifs militaires », assurant que l’opération menée avec Israël avait considérablement affaibli les capacités militaires iraniennes. 

Il a notamment évoqué la destruction de la marine et de l’aviation iraniennes ainsi que des dommages significatifs infligés aux programmes de missiles et aux infrastructures militaires. 

Le chef de l’exécutif a toutefois reconnu que les opérations se poursuivraient encore « deux à trois semaines », sans fournir de calendrier précis pour la fin du conflit ni détailler les modalités d’un règlement. 

Tout au long de son intervention, Donald Trump a cherché à convaincre l’opinion publique de la nécessité de cette guerre, affirmant que l’Iran représentait une menace imminente, notamment en raison de ses ambitions nucléaires. Il a répété que les États-Unis « allaient finir le travail » et qu’ils étaient « très proches » d’une victoire. 

Le président a également adopté un ton offensif, menaçant de nouvelles frappes en cas d’échec des négociations et avertissant que les États-Unis pourraient cibler des infrastructures énergétiques iraniennes, notamment les installations électriques, si aucun accord n’était trouvé. 

Sur le plan économique, il a reconnu les inquiétudes liées à la hausse des prix du carburant, estimant qu’il s’agissait d’une conséquence « à court terme » des actions de l’Iran contre le transport pétrolier, tout en assurant que la situation se stabiliserait après la fin du conflit. 

Le président a par ailleurs exhorté les pays dépendants du pétrole du Golfe à jouer un rôle accru dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. 

L’allocution a également été marquée par l’absence d’annonces majeures ou de nouvelle stratégie, le président reprenant largement des arguments déjà avancés ces dernières semaines. 

Il n’a notamment pas précisé les conditions d’un éventuel accord avec l’Iran ni détaillé l’état réel des discussions diplomatiques, malgré des déclarations antérieures évoquant des négociations en cours. 

Enfin, Donald Trump a affirmé que le conflit avait entraîné un affaiblissement profond du régime iranien, allant jusqu’à évoquer un changement de leadership, tout en assurant que ce n’était pas un objectif initial de l’intervention. 

Selon plusieurs analyses, le discours visait avant tout à rassurer une opinion publique de plus en plus critique face à cette guerre, dont le coût économique et humain suscite des inquiétudes croissantes. 

Les réactions politiques ont été contrastées, des critiques dénonçant un discours « confus » et sans réponses aux questions essentielles, tandis que certains alliés du président ont salué une démonstration de fermeté. 

Cette allocution intervient alors que le conflit, entamé fin février, continue de provoquer des tensions régionales, des perturbations économiques mondiales et une incertitude persistante quant à son issue.