WASHINGTON, mercredi 26 août 2026 (RHINEWS)– La popularité du président américain Donald Trump connaît un net recul à l’approche des élections de mi-mandat, une nouvelle projection de l’Economist/YouGov faisant apparaître une approbation nette négative du président dans 47 des 50 États américains.
Selon cette projection, le solde entre les opinions favorables et défavorables à Donald Trump est négatif dans la quasi-totalité du pays, y compris dans plusieurs États qui avaient voté pour lui lors de l’élection présidentielle de 2024. À l’échelle nationale, son approbation nette est estimée à -26, selon les données citées dans la projection.
La tendance est également visible dans les enquêtes nationales récentes. Dans une enquête Economist/YouGov réalisée du 7 au 10 août auprès de 1.589 citoyens américains adultes, 33 % des personnes interrogées approuvaient la manière dont Donald Trump exerçait ses fonctions présidentielles, contre 62 % qui la désapprouvaient. L’institut avait alors présenté ce résultat comme le plus faible niveau d’approbation enregistré par Trump dans son suivi.
Les chiffres varient fortement d’un État à l’autre, mais plusieurs territoires appelés à accueillir des élections sénatoriales disputées affichent également un solde défavorable au président. La projection citée donne notamment -31 en Géorgie, -25 en Caroline du Nord, -31 dans le Maine, -22 au Texas et -27 dans le Michigan.
Ces États revêtent une importance particulière pour les élections de novembre. Trente-cinq sièges du Sénat sont renouvelables en 2026 et plusieurs courses pourraient contribuer à déterminer le contrôle de la chambre haute. La Géorgie et le Michigan, notamment, sont des États où les démocrates défendent des sièges alors que Donald Trump les avait remportés lors de la présidentielle de 2024. Le Maine constitue, à l’inverse, un siège républicain dans un État remporté par Kamala Harris.
Les dernières enquêtes nationales confirment par ailleurs que la faiblesse de la cote présidentielle intervient dans un contexte politique défavorable aux républicains. Une enquête Economist/YouGov publiée cette semaine indique que les démocrates disposent d’une avance à deux chiffres parmi les électeurs affirmant être certains d’aller voter en novembre. Le même sondage relève toutefois que la popularité de Trump a légèrement rebondi par rapport à son récent point bas, tout en demeurant « profondément impopulaire », selon YouGov.
Les préoccupations économiques et la politique étrangère figurent parmi les facteurs susceptibles d’alimenter cette insatisfaction. Une enquête Reuters/Ipsos publiée le 24 août place également l’approbation de Trump à 33 %. Elle indique que seuls 31 % des Américains interrogés soutiennent l’action militaire américaine contre l’Iran, tandis que 83 % estiment que le conflit se prolongera. Les inquiétudes liées à l’augmentation des prix de l’essence et au coût de la vie pèsent également sur l’appréciation de l’action présidentielle.
La baisse de popularité du président pourrait ainsi constituer un enjeu pour les candidats républicains qui chercheront à conserver leur majorité au Sénat. Plusieurs analyses électorales récentes font état d’une carte sénatoriale devenue plus compétitive, notamment en Géorgie, en Caroline du Nord, au Texas, en Alaska, en Iowa, au Maine et au Michigan.
La faiblesse des indicateurs de Trump ne signifie toutefois pas automatiquement une victoire démocrate. Les élections de mi-mandat dépendent également de la qualité des candidats, de la mobilisation des électeurs, des dépenses de campagne et des enjeux propres à chaque État. Le scrutin sénatorial du 3 novembre sera néanmoins le premier grand test électoral national depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche et pourrait mesurer l’ampleur du mécontentement à l’égard de sa deuxième présidence.
Le recul de la popularité présidentielle apparaît d’autant plus significatif que Trump conserve parallèlement une influence importante au sein de son propre électorat. Lors de la primaire républicaine sénatoriale en Caroline du Sud, organisée le 25 août, son soutien à Darline Graham s’est notamment révélé déterminant, illustrant la capacité du président à mobiliser la base républicaine malgré son faible niveau d’approbation national.
À un peu plus de deux mois des élections de mi-mandat, les indicateurs disponibles dessinent donc un paysage contrasté : Donald Trump demeure une figure centrale du Parti républicain et conserve une forte influence auprès de ses électeurs, mais son image auprès de l’ensemble de l’électorat s’est considérablement dégradée. Avec une approbation nette négative dans 47 États selon la projection Economist/YouGov, cette impopularité pourrait devenir l’un des principaux paramètres de la bataille électorale de novembre.

