Albert Ramdin appelle à accélérer les engagements internationaux en faveur de la sécurité en Haïti…

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WASHINGTON, mercredi 26 août 2026 (RHINEWS)- Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a appelé mercredi la communauté internationale à accélérer la mise en œuvre de ses engagements en matière de sécurité en Haïti, tout en condamnant fermement l’attaque meurtrière perpétrée récemment par des gangs armés à Kenscoff.

Dans une déclaration publiée après une formation tactique destinée à des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), Albert Ramdin a estimé que le renforcement des capacités des institutions haïtiennes constituait une étape essentielle pour parvenir à une stabilité durable.

« Haïti a besoin de davantage de sécurité — et il en a besoin de toute urgence », a déclaré le secrétaire général de l’OEA. Il a salué la formation tactique organisée par l’OEA, à travers ses structures chargées de la sécurité et de la coopération technique, au bénéfice d’agents de la PNH.

Selon lui, ce type d’initiative « va dans la bonne direction » en contribuant à renforcer les capacités des institutions haïtiennes. « C’est une étape fondamentale pour garantir une stabilité et une sécurité durables pour sa population », a-t-il souligné.

Albert Ramdin a également salué l’achèvement du septième cycle de formation et félicité les 30 policiers ayant reçu leur diplôme. Il a assuré que l’organisation régionale poursuivrait son assistance aux autorités haïtiennes.

« L’Organisation continuera à travailler sans relâche aux côtés du gouvernement d’Haïti, de nos États membres et de nos partenaires internationaux afin de fournir une assistance technique, de renforcer les capacités locales et de contribuer à créer un avenir plus sûr et plus prospère pour tous les Haïtiens », a-t-il affirmé.

Le secrétaire général de l’OEA a parallèlement condamné « avec force » l’attaque des gangs armés à Kenscoff, dans les hauteurs de l’Ouest de Port-au-Prince, qui a fait plusieurs victimes et suscité de nombreuses réactions en Haïti et à l’étranger.

« Je condamne fermement l’attaque brutale perpétrée par des gangs criminels à Kenscoff », a déclaré Albert Ramdin, présentant ses « plus sincères condoléances aux familles des victimes » et exprimant sa solidarité avec les communautés affectées ainsi qu’avec les autorités locales.

Le responsable régional a insisté sur les conséquences humaines de la violence qui persiste en Haïti. Il a qualifié d’« dévastateur et totalement inacceptable » le coût humain et psychologique imposé à la population par cette violence.

« Au-delà des destructions physiques, le climat constant de terreur laisse de profondes cicatrices dans les communautés, privant les familles de paix et les jeunes de l’espoir d’un avenir sûr », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle prise de position intervient après la récente mission de l’OEA en Haïti, à l’issue de laquelle Albert Ramdin avait appelé à une accélération des efforts collectifs dans le domaine de la sécurité.

Le secrétaire général a renouvelé son appel aux États membres de l’organisation et aux partenaires internationaux afin qu’ils honorent sans délai leurs engagements envers la Force de répression des gangs, destinée à appuyer les autorités haïtiennes dans la lutte contre les groupes armés.

« Nous devons collectivement accélérer notre travail sur les questions de sécurité », a-t-il insisté, appelant les États membres et les partenaires internationaux à « remplir immédiatement leurs engagements envers la Force de répression des gangs ».

Pour Albert Ramdin, l’heure n’est plus aux seules annonces. « La communauté internationale doit passer des promesses à la mise en œuvre et à des résultats tangibles », a-t-il affirmé.

L’appel intervient alors que les groupes armés continuent d’étendre leur influence dans plusieurs zones du pays, tandis que les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux cherchent à renforcer les capacités de la PNH et à accélérer le déploiement d’un dispositif international destiné à soutenir les opérations contre les gangs.

La déclaration d’Albert Ramdin associe ainsi deux priorités : le renforcement des capacités nationales, notamment à travers la formation des policiers, et la concrétisation des engagements internationaux en matière de sécurité. Pour le secrétaire général de l’OEA, ces deux dimensions sont nécessaires pour répondre à l’urgence sécuritaire et créer les conditions d’une stabilité durable en Haïti.