WASHINGTON, mardi 3 février 2026 (RHINEWS)- Bill et Hillary Clinton ont dénoncé une procédure qu’ils jugent « politiquement motivée » après avoir été menacés de poursuites pour entrave au Congrès en raison de leur refus de comparaître devant une commission parlementaire enquêtant sur les ramifications politiques et institutionnelles de l’affaire Jeffrey Epstein.
Selon des sources proches du dossier, l’ancien président démocrate et l’ancienne secrétaire d’État étaient susceptibles d’être poursuivis pour outrage au Congrès, une infraction passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 12 mois de prison, en vertu du droit fédéral américain.
Dans un communiqué transmis à la presse, leurs avocats ont estimé que la démarche de la commission s’inscrivait « dans une logique de règlement de comptes politiques » et ne reposait sur « aucun élément factuel nouveau justifiant une comparution forcée ». « Les Clinton ont toujours coopéré avec les autorités compétentes lorsque cela était légalement requis », ont-ils affirmé.
La commission concernée, dominée par des élus républicains, soutient pour sa part que l’audition du couple Clinton est nécessaire afin de faire la lumière sur leurs liens passés, directs ou indirects, avec le financier Jeffrey Epstein, retrouvé mort dans sa cellule en août 2019 alors qu’il était poursuivi pour trafic sexuel de mineures.
Jeffrey Epstein, figure influente des cercles politiques et économiques américains pendant plusieurs décennies, avait entretenu des relations avec de nombreuses personnalités publiques, tant démocrates que républicaines, ce qui continue d’alimenter des controverses et des enquêtes parlementaires.
Bill Clinton a reconnu par le passé avoir voyagé à bord de l’avion privé d’Epstein au début des années 2000, tout en niant toute connaissance ou implication dans les crimes reprochés au financier. « Je n’ai jamais été informé de crimes ni assisté à des comportements illégaux », avait-il déclaré après l’arrestation d’Epstein en 2019.
Hillary Clinton, de son côté, a toujours nié tout lien personnel avec Epstein et a qualifié les tentatives d’association de son nom à l’affaire de « spéculations infondées ».
Les menaces de poursuites pour entrave au Congrès interviennent dans un climat politique particulièrement polarisé, à l’approche de nouvelles échéances électorales, où les enquêtes parlementaires sont régulièrement accusées d’être instrumentalisées à des fins partisanes.
À ce stade, aucune inculpation formelle n’a été annoncée, mais la commission n’exclut pas de transmettre le dossier au département de la Justice si le refus de comparaître devait persister.

